L'"arrêté fibre" insuffisant aux yeux de l'UFC

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Une semaine après la publication de l'arrêté cadrant mieux l'emploi du mot fibre - à partir de juin 2016 pour les publicités -, Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, affirme que cette distinction « est nécessaire car les différences de performances entre les technologies sont telles qu'il est judicieux de ne pas les amalgamer sous la seule appellation "fibre" », mais il considère en revanche qu'« elle n'est pas pour autant suffisante ».


« L'arrêté ne résout pas vraiment la problématique à laquelle il ambitionne de s'attaquer, déplore-t-il, puisque les fournisseurs d'accès à Internet proposant du FTTLA auront encore la possibilité d'employer le terme "fibre" dans leur communication. » Visé sans être nommé, SFR. Dès le 1er juin, il pourra continuer à employer ce mot, mais en incluant la mention « sans raccordement du domicile », et « dans des conditions de lisibilité égales ».

Rien sur l'éligibilité à la fibre dans les pubs

Pour le législateur, cela permettra de préciser que la « fibre » telle que proposée par SFR ne va pas jusqu'à l'abonné, et nécessite une terminaison coaxiale. Dans le cas d'une publicité radiophonique, le message devra d'ailleurs être complété par un second : « Le raccordement du domicile n'est pas en fibre optique mais en... »
La précision n'est « pas un recul » pour Alain Bazot, mais « l'objectif de clarté n'est pas pour autant atteint ».


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La technologie FTTLA de SFR est précisée dans les petites lignes. Elle devra bientôt s'afficher au grand jour - Crédit : SFR.


Autre grief formulé par le président de l'UFC-Que Choisir, un « problème plus central » : « L'inadéquation entre les campagnes nationales de publicité des fournisseurs d'accès à Internet concernant le très haut débit fixe et la capacité effective des consommateurs à souscrire aux offres vantées. » Dans les faits, tout le monde n'est pas éligible au très haut débit (qu'il soit jusqu'à l'abonné ou non), et encore moins aux meilleurs débits.

« ADSL d'une bien piètre qualité »

« Nombreux sont les consommateurs (...) qui doivent se contenter d'un ADSL d'une bien piètre qualité », égratigne au passage Alain Bazot, qui déplore l'absence d'obligation des opérateurs « de préciser dans leurs campagnes publicitaires le taux d'éligibilité de la population à ces offre ». D'après Alain Bazot, il « reste un sacré chemin avant que les consommateurs puissent bénéficier d'une information réellement pertinente ».


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Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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