La NASA a enfin assemblé les deux parties de son James Webb Telescope

30 août 2019 à 22h12
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NASA James Webb Telescope
© NASA/Chris Gunn

Depuis 2002, il porte le nom du second administrateur de la NASA, James E. Webb. Les deux moitiés qui composent le James Webb Space Telescope (JWST) sont désormais assemblées. L'événement, très fort symboliquement, témoigne de l'avancée du télescope spatial le plus puissant de l'agence.

Une fois en place, l'appareil utilisera la lumière infrarouge pour explorer l'espace. À terme, il doit aider à la compréhension de notre système solaire et de galaxies plus lointaines.

Les deux moitiés ne font plus qu'un

Il y a près d'un an, à Relondo Beach, en Californie, les deux moitiés constituant le télescope avaient été connectées une première fois, de manière temporaire. De cette façon, les scientifiques de la NASA, mais aussi les ingénieurs venus de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'agence spatiale canadienne avaient pu s'assurer que les deux parties communiquaient bien l'une avec l'autre.

Un an après, c'est l'assemblage final qui a été réalisé. Pour cela, la partie du télescope comprenant les miroirs et les instruments a été soulevée et méticuleusement positionnée au dessus de l'assemblage regroupant module spatial et pare-soleil. Ces deux pans du télescope ont ainsi pu être connectés mécaniquement, en des points de contacts précis. Il reste désormais aux équipes à les connecter électroniquement.

Pour Gregory Robinson, directeur du programme, « c'est un moment excitant de voir toutes les parties de Webb enfin réunies en un seul observatoire. L'équipe d'ingénieurs a fait un grand pas en avant, et bientôt, nous seront en mesure d'obtenir de nouvelles images incroyables de notre étonnant univers ».

Un Hubble nouvelle génération

Car c'est bien la promesse de ce nouveau télescope spatial, dont le lancement est prévu pour 2021 : apporter des images inédites de l'univers. En cela, il doit être le successeur d'autres télescopes de la NASA qui, par le passé, nous ont apporté de grands enseignements : Chandra, Spitzer, et surtout, un certain Hubble.

Le JWST sera d'ailleurs le remplaçant direct de Hubble. Lancé en 1990, ce dernier est connu pour ses vastes images de l'univers et l'étude des champs profonds qu'il a rendu possible. Mais la dernière mission de maintenance de Hubble remonte à dix ans maintenant, et Webb le surclasse sur bien des points (bien que contrairement à Hubble, Webb n'observera que l'infrarouge, et non le visible, ni l'ultraviolet).

Le nouveau télescope dispose désormais d'un miroir de 6,5 mètres de diamètre. La sensibilité de l'appareil est 100 fois plus importante que celle de Hubble, autorisant les astronomes à remonter plus loin dans la création de l'univers et la compréhension des étoiles. Pour la NASA, Thaddeus Cesari le résume ainsi : « Webb va résoudre des mystères dans notre système solaire. Il regardera vers des mondes lointains à la recherche d'autres étoiles, et pourrait aider à comprendre les mystérieuses structures et les origines de notre univers, comme notre place dans celui-ci ».

Au centre spatial américain, Bill Ochs conclut : « ce jalon symbolise les efforts de milliers de personnes qui se sont dévouées pendant plus de 20 ans ».

Source : NASA
Modifié le 31/08/2019 à 17h22
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