Pour les huit ans de Curiosity sur Mars, la NASA (re)publie huit "cartes postales"

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
06 août 2020 à 14h32
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C'est comme le Port-Salut, c'est marqué dessus. Crédits NASA/JPL-Caltech

Le 6 août 2012, Curiosity réussissait à se poser sur la surface de Mars, au sein du cratère de Gale. Le rover parcourt depuis les contreforts du Mont Sharp et gagne doucement de l'altitude, traversant les paysages au gré de ses mesures scientifiques.

La NASA vous invite à replonger dans son voyage avec huit cartes postales de Mars ! Reconnaîtrez-vous tous ces paysages ?

1 : Un selfie dans la poussière

Regardez attentivement le rocher devant le rover... Crédits NASA/JPL-Caltech/MSSS

Cette photo est un assemblage de plusieurs clichés capturés en juin 2018, sur le site « Duluth » de la crête de Vera Rubin. C'était un moment assez particulier de la mission, car durant ce premier semestre les ingénieurs et scientifiques du JPL ont travaillé sur une technique permettant à Curiosity de reprendre ses forages malgré un souci sur la perceuse à percussion qui a duré 18 mois. C'est à Duluth qu'un premier forage réussi a permis d'aller de l'avant. Curiosity a quitté la crête de Vera Rubin début 2019.

2 : L'impressionnant Mont Sharp

Le Mont Sharp dans toute sa splendeur. Crédits NASA/JPL-Caltech

Dans l'esprit du public, la mission de Curiosity se résume souvent à « escalader » cette haute montagne de cinq kilomètres d'altitude au centre du cratère de Gale. Or même si le robot monte sur quelques collines du piémont, il n'y a aucune urgence à enchaîner du dénivelé : la mission scientifique consiste d'abord à montrer les conditions qui prévalaient lorsque le Mont Sharp s'élevait au milieu d'un lac, il y a quatre milliards d'années.

3 : Vue sur les collines

Curiosity se situe aujourd'hui dans (ou très proche de) ce cercle blanc. Crédits NASA/JPL-Caltech

Lorsque Curiosity observait sur sa gauche en 2014, ses appareils photos pouvaient capturer une vue lointaine d'un paysage de collines partiellement effondrées, entourées de bandes sableuses et de dunes sombres. Un paysage familier, puisque c'est là qu'évolue le rover depuis fin 2019, au sein de Glen Torridon. Une petite vallée riche en argile avant de changer à nouveau d'environnement…

4 : A perte de vue

Certains jours, la visibilité est excellente, et de sa position en altitude, Curiosity peut observer la plaine qui entoure le Mont Sharp, jusqu'aux montagnes qui délimitent les contours du cratère de Gale (90 kilomètres de diamètre). Une vue sur des collines, des pics et canyons situés à plus de 30 kilomètres de là et qui émergent de la brume. Ce panorama date de 2018.

5 : Le panorama « Western Spaghetti »

Il ne manque plus qu'une projection murale... Crédits NASA/JPL-Caltech

Tout en largeur, cette vue exceptionnelle de la Western Butte, petite colline au sommet érodé à côté de laquelle Curiosity a passé plusieurs semaines fin 2019, est un hommage au film de genre. La pente est très forte, et le rover l'a contournée ensuite pour se rendre sur le plateau que l'on voit au fond, dont les bords érodés forment le pédiment Greenheugh, visité en février-mars 2020. Le rover en est ensuite descendu pour se diriger plus au Nord-Est.

6 : La Mer de Sable

Un assemblage fascinant qui donne l'impression que la dune de sable est une véritable marée ! Crédits NASA/JPL-Caltech

En 2015, Curiosity a passé plusieurs mois à traverser une zone riche en dunes et en sable. Il a fallu faire attention à ne pas bloquer le rover dans ces passages traîtres, mais la mission a récupéré beaucoup de données sur le sable et sur les dunes mouvantes de la planète rouge. Et quelques images au dynamisme trompeur.

7 : La tête en l'air

Bon, on est loin du cumulonimbus... Crédits NASA/JPL-Caltech

On l'oublie, mais Curiosity est aussi sur place pour regarder le ciel ! Il lui arrive de capturer à l'image des nuages en haute altitude comme sur cette photographie prise le 19 mai 2019. Les nuages sont formés par la sublimation de la glace d'eau selon les conditions de température, même si l'atmosphère est seulement 1 % aussi dense que celle de la Terre.

8 : 27 trous tous différents

Curiosity fait son trou sur Mars. Crédits NASA/JPL-Caltech/MSSS/USGS

Sur cette mosaïque, il n'y en a « que » 26, mais Curiosity a foré son dernier le 30 juillet sur le site « Mary Anning ». L'avantage de cette diversité dans la consistance du sol, la façon dont la poussière s'accumule au bord du trou ou l'analyse des matériaux excavés, c'est qu'au fil du temps les équipes scientifiques savent beaucoup mieux anticiper la composition des sols sur lesquels le rover évolue. Mary Anning, par exemple, devrait donner des résultats proches de ceux des prélèvements « Glen Etive ».

Source : JPL NASA

Modifié le 06/08/2020 à 17h05
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