Décollage demain pour EyeSat, nano-satellite étudiant français

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
16 décembre 2019 à 15h35
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CubeSat EyeSat
Le nanosatellite EyeSat développé au CNES

Le 5e petit satellite du projet JANUS, cette fois développé au sein du CNES, a fait intervenir environ 250 stagiaires.

Il décolle demain avec Soyouz de Kourou, et sera piloté depuis le centre spatial universitaire de Toulouse.

Un œil sur la Voie Lactée

EyeSat est un petit satellite CubeSat 3U (environ 34&bsp;x 10 x 10 cm) destiné à une mission astronomique : il va observer la lumière zodiacale depuis son orbite, à environ 500 km d'altitude, et produire des images de la Voie Lactée dans quatre bandes de fréquence différentes... Le tout en produisant, si tout se passe bien, plus de 450 Go de données scientifiques, en un an de mission.

Pourtant, ses enjeux avant le lancement étaient presque aussi importants : EyeSat a effectivement fait intervenir environ 250 étudiants en stage pour son développement, dans le cadre de l'initiative JANUS du CNES.

Etudiants, CNES, duo de choc

Pour les quatre nanosatellites précédents, l'agence française soutenait des structures universitaires (CSU), mais pour EyeSat, le projet est piloté par le CNES lui-même, qui en profitera pour tester plusieurs nouvelles technologies issues de ses recherches (calculateur embarqué, télémesure, mécanique...). Les opérations feront, une fois de plus, intervenir des étudiants : le centre de mission et une station au sol sont basés à l'ENAC, tandis que le centre de contrôle prend place au Centre Spatial Universitaire de Toulouse (ISAE-Supaero).

La petite pièce habituellement très calme bourdonnera ainsi d'activité dès le lancement, pour tenter d'établir rapidement la communication avec le petit satellite de 7 kg après son éjection. Une chance pour les étudiants participants, pour qui ces projets sont de véritables atouts autant que des sources d'inspirations pour leur future carrière.

Du monde sous la coiffe

Le décollage de Soyouz est prévu mardi 17 décembre à 09h54 (heure de Paris), pour une éjection prévue 4 heures et 13 minutes plus tard. L'objectif principal de ce tir depuis la Guyane est d'envoyer le satellite radar Cosmo-Skymed, du gouvernement italien, en orbite, mais le vol embarque plusieurs co-passagers. En plus d'EyeSat, on y retrouve le petit (mais puissant) télescope CHEOPS de l'ESA spécialisé dans la caractérisation d'exoplanètes, le nanosatellite OPS-Sat également pour l'ESA, et le satellite ANGELS (CNES-Hemeria) qui aura pour mission de détecter les balises ARGOS.

Notons qu'il s'agira du dernier décollage de l'année pour Soyouz, mais aussi le dernier de 2019 pour Arianespace en Guyane.

Source : CNES
Modifié le 16/12/2019 à 15h36

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