Construit en seulement deux ans et demi, le nanosatellite français Angels va être envoyé à Kourou

Bastien Contreras Contributeur
08 octobre 2019 à 15h45
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Nanosatellite Angels CNES
© CNES/ill./DUCROS David, 2018

La France se rapproche petit à petit de son objectif de création d'une constellation de satellites de taille réduite. Le premier nanosatellite français est en effet prêt pour sa mise en orbite, qui interviendra à la fin du mois de décembre.

Les activités qui dépendent des satellites artificiels se heurtent à plusieurs obstacles. À commencer par la durée nécessaire à leur fabrication, qui peut prendre une dizaine d'années. De plus, le poids de ces engins, qui atteint souvent plusieurs tonnes, entraîne un coût important, tant pour leur lancement que pour leur alimentation en énergie.

Premier pas vers la constellation de 25 nanosatellites

Pour davantage démocratiser le recours aux satellites, plusieurs initiatives ont vu le jour, dont celle d'une constellation de 25 nanosatellites « Argos for next generation ». Ce projet français a pour origine CLS, une filiale du Centre national d'études spatiales (CNES), qui a initié la création d'une société dédiée, Kinéis. L'idée est de perfectionner le système de balises Argos, qui sert aujourd'hui à localiser des bateaux ou des troupeaux d'animaux, en augmentant le nombre de données collectées chaque jour par les satellites.


Cette semaine, une nouvelle étape a été franchie dans la réalisation de cette quête. En effet, le premier démonstrateur de nanosatellite français, Angels, a été livré et est désormais prêt à être envoyé à Kourou (Guyane), pour un lancement prévu fin décembre.

Réduction de la durée et du coût de production

Réalisées en collaboration par le CNES et l'entreprise française Hemeria, la conception et la fabrication de l'appareil n'auront pris au total que deux ans et demi. Et le projet se distingue également par un coût drastiquement réduit : Angels n'a nécessité qu'un investissement de 10 millions d'euros, contre plusieurs centaines de millions d'euros pour un satellite traditionnel. Pour cela, les ingénieurs ont eu recours à des composants commerciaux, au lieu d'équipements fabriqués pour l'industrie spatiale.


Il faut toutefois noter que, si on veut être tatillon, on peut remettre en cause le titre de « nanosatellite », généralement réservé aux satellites de moins de 10 kg. En effet, Angels est un satellite au format « CubeSat 12U ». Autrement dit, il possède un volume de 12 L et un poids de 18 kg (dont 1,5 kg de charge utile), pour une longueur de 35 cm. Au pire, on pourra donc le qualifier de « petit microsatellite », ce qui constitue déjà une réelle avancée pour l'industrie spatiale française.

Source : La Tribune
Modifié le 08/10/2019 à 15h52
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