Oubliez Mars : la NASA s'intéresse à l'exploration et la colonisation de Vénus

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Le 20 octobre 2018
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L'agence américaine travaille sur un projet d'exploration de Vénus, une planète qu'elle considère comme importante et plus facile d'accès que Mars, située plus loin dans le système solaire.

La NASA serait-elle en train de faire des infidélités à Mars et de se détourner d'elle au profit de Vénus ? C'est bien possible, à en croire la célèbre agence nationale américaine de l'aéronautique et de l'espace.

Survoler la surface de Vénus pendant un mois ? L'objectif de la NASA, mais...

L'agence travaille actuellement sur un projet atypique répondant au nom de code HAVOC (High Altitude Venus Operational Concept) pour Concept opérationnel de haute altitude Vénus. Consciente de la température de sa surface, bien trop chaude pour imaginer quelque opération que ce soit, la NASA a réfléchi à une autre solution pour pouvoir explorer la planète sans toucher son sol : y faire flotter un dirigeable à 50 kilomètres d'altitude, grâce à l'effet du vent.

Si l'atmosphère de Vénus est en grande partie composée de dioxyde de carbone et d'épais nuages d'acide sulfurique, et que la chaleur qui atteint la surface en est prisonnière (elle est deux fois plus chaude que Mercure, pourtant plus proche du Soleil qu'elle), la haute atmosphère de Vénus est bien moins dangereuse à une altitude de 50 km où la pression, la densité, la gravité et la radioprotection sont similaires à celles de la Terre.

Un dirigeable habité pour étudier Vénus

Cela rend donc possible le flottement d'un véhicule léger, comme un dirigeable. L'engin, tel que la NASA le conçoit, pourrait embarquer deux astronautes et transporter plusieurs instruments et sondes. L'habitacle du dirigeable serait assez spacieux pour y rendre possible une mission de 30 jours sur place.

Mais comme tout projet spatial, des défis techniques vont devoir être relevés, notamment pour du déploiement du dirigeable une fois arrivé en haute atmosphère depuis l'espace. De la protection des panneaux solaires et de la structure du ballon face à l'acide sulfurique qui inonde l'atmosphère, il y a encore du boulot avant que cette mission ne voie le jour !


Modifié le 19/10/2018 à 16h12

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