G7 - Charte Internet : les grandes plateformes du numérique s'engagent contre la haine en ligne

28 août 2019 à 08h59
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La charte destinée à « un Internet ouvert, libre et sûr » était l'un des enjeux du G7. La France est parvenue à la faire signer par les principaux acteurs du numérique et la quasi-totalité des pays participants au sommet, un manquant à l'appel.

Il aura fallu attendre les dernières minutes du G7 pour que la charte sur la modération des contenus en ligne soit signée par l'ensemble des parties, à une exception près. Car mis à part les États-Unis, pour lesquels des « raisons juridiques » ont été avancées par Emmanuel Macron et qui sont déjà parvenus à trouver un compromis avec la France sur la taxation des GAFA, tous les pays du G7 ont signé la charte pour « un Internet ouvert, libre et sûr », lundi 26 août.

Google, Twitter et Facebook signent la charte

Si les avancées sur la taxation des géants du numérique ne sont qu'un demi-succès pour Emmanuel Macron, en raison notamment des concessions faites à Donald Trump, le chef de l'État français est tout de même parvenu à transformer un essai en faisant signer la charte destinée à lutter contre les contenus violents en ligne. « Il y a des règles à créer pour le numérique, des règles que nous devons créer ensemble », avait annoncé Macron.


Celui-ci a atteint son objectif, puisque le texte a été signé par plusieurs grandes plateformes européennes et anglo-saxonnes du net comme Google (qui englobe son service de streaming YouTube), Twitter et Facebook. « Il ne s'agit pas que le numérique soit sur-réglementé, mais il s'agit qu'il ne soit pas une jungle », a-t-il déclaré au moment de faire le bilan du G7 qu'il présidait, depuis Biarritz.

La réglementation contre la haine en ligne s'étoffe

« La charte consacre quatre grands principes : la liberté d'expression, la protection des victimes, le retrait immédiat des contenus terroristes et la lutte contre les contenus haineux », a indiqué Cédric O, le secrétaire d'État au numérique.

Il y a quelques mois, la France avait réussi, en s'associant à la Nouvelle-Zélande après la terrible fusillade de Christchurch, à ce qu'une vingtaine de gouvernements et de mastodontes du numérique s'engagent à limiter la propagation des contenus extrémistes en ligne.

Plus récemment encore, la France a adopté la loi contre la haine sur Internet, qui instaure une obligation de retrait en 24 heures des contenus haineux et manifestement illicites signalés à la plateforme qui héberge le contenu.



Source : Le Figaro
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