Voici FairBnB, l'anti-Airbnb qui reverse la moitié de ses gains au voisinage

26 janvier 2019 à 19h00
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FairBnB  site.png
Crédit : FairBnB

Animée par la sharing economy, l'économie collaborative, la communauté FairBnb va être testée dans cinq villes européennes. Elle entend s'inscrire à contre-courant d'Airbnb.

FairBnB, c'est un peu la version « éthique » d'AirBnB. La plateforme de location temporaire, qui reprend le principe de la mise en relation entre deux particuliers (un logeur et un voyageur) a pour ambition de concurrencer le géant américain en offrant une alternative visant à « remettre au centre la communauté ; donner la priorité aux personnes au lieu des bénéfices et faciliter des expériences de voyage qui soit durables, intimes et authentiques ». Sur le papier, le tout a l'air prometteur.

Pour lutter contre la « gentrification » des centres-villes

Les logements de vacances à court terme offrent des avantages aux propriétaires, mais aussi aux voyageurs. Cependant, la pratique a des conséquences, comme la hausse des prix de l'immobilier et ce que Carlo Pesso, membre de FairBnB, appelle la « gentrification des centres-villes », comme le rapporte We Demain.

La plateforme FairBnB est née d'un regroupement de chercheurs, activistes, développeurs informatiques, urbanistes et designers qui souhaitent redonner vie au concept de l'économie collaborative. Créée et gouvernée par les citoyens, elle compte maintenir les bénéfices dans la communauté et s'assurer que les différentes décisions prises favorisent le voisinage, plutôt que l'exploitation et les profits.

Les tests démarreront au printemps 2019 dans plusieurs villes européennes

Ainsi, FairBnB compte reverser 50 % des bénéfices touristiques à la collectivité, ce qu'Airbnb est évidemment loin de faire. La plateforme américaine, de son côté, n'a versé que 24 millions d'euros de taxe de séjour à quelque 23 000 villes françaises en 2018 (un chiffre qui a tout de même presque doublé par rapport à 2017).

Pour se développer, FairBnB peut compter sur une solide base de 350 personnes, qui voudraient exporter la plateforme partout dans le monde. Avant son ouverture au public d'ici la fin de cette année, la solution va être testée dans cinq villes européennes au printemps 2019 : Bologne, où se trouve son siège, Amsterdam, Barcelone, Valence et Venise, des communes qui présentent toutes un fort potentiel touristique.

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