La Russie exige d’accéder aux données de Tinder

05 juin 2019 à 12h24
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Tinder

L'organe russe de régulation des médias a annoncé avoir demandé à Tinder de partager ses données. Selon l'agence, l'application de rencontres se serait exécutée, mais cette dernière dément avoir livré des informations sur ses utilisateurs au gouvernement.

Depuis plusieurs semaines, la Russie a entamé des démarches pour créer un « Internet indépendant » au sein du territoire. Pour parvenir à cet objectif, le gouvernement n'hésite pas à s'attaquer à des acteurs majeurs du web et du mobile, tels que LinkedIn, Facebook ou Twitter.

Partager les clés de chiffrement avec les autorités du pays

Dernière cible en date : Tinder. L'application de rencontres est en effet dans le viseur de Roskomnadzor, le Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias de masse. Celui-ci a ordonné à Match Group, entreprise propriétaire de la solution, de donner accès, sur demande, aux données de ses utilisateurs en Russie.

Concrètement, cela signifie que Tinder devra accepter de fournir ses clés de chiffrement à l'organisme de régulation russe, mais également au FSB, l'agence de services secrets du pays. Et d'après Roskomnadzor, l'application aurait « transmis les informations nécessaires ». Ce qui pousse inévitablement à s'interroger sur le respect de la vie privée des utilisateurs de Tinder en Russie.

Des sanctions limitées ?

Mais Match Group a contredit la version fournie par le service de régulation. L'entreprise a en effet confirmé avoir reçu une demande des autorités russes, mais « cette inscription ne fait en aucun cas partager des données avec les agences de régulation et nous n'avons pas livré de données au gouvernement ».

À quels risques s'expose Tinder si elle ne respecte pas les injonctions russes ? Difficile de répondre précisément à cette question, tant les sanctions diffèrent selon les acteurs. Ainsi, un site comme LinkedIn a été totalement banni en Russie, après avoir refusé de se plier aux demandes du gouvernement. Au contraire, Facebook et Twitter, également ciblés par Roskomnadzor, ont finalement écopé d'une amende de... 3 000 roubles (environ 41 euros).

Source : Les Échos
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