Viv, l'impressionnant assistant personnel des créateurs de Siri

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Alors que tous les grands noms du Net misent sur le développement d'agents conversationnels intelligents, les deux fondateurs de l'assistant Siri reviennent sur le devant de la scène avec la présentation de leur nouveau projet, Viv. Dévoilé lundi dans le cadre de la conférence Techcrunch Disrupt, Viv se montre capable d'interpréter correctement des requêtes formulées en langage naturel et se présente comme une interface entre l'utilisateur et différents services en ligne.

Présenté sous la forme d'une application iPhone, Viv repose sur une intelligence artificielle qui se charge de décomposer la phrase prononcée par l'utilisateur de façon à en identifier les différents éléments : éléments de temporalité, point d'intérêt, nature de la requête, pour ensuite déclencher l'action attendue. Le processus n'est censé prendre qu'une dizaine de millisecondes et permet de décoder finement des instructions formulées en valeur relative plutôt qu'en valeur absolue. Sur scène, Dag Kittlaus a par exemple montré comment Viv savait interpréter avec succès des questions telles que « pleuvait-il à Seattle il y a trois jeudis de ça ? » ou « fera-t-il plus de 70 degrés (F) après-demain après 17 heures près du Golden Gate ? ».

Viv devrait toutefois aller plus loin que ces requêtes qui s'apparentent à de simples recherches en ligne, en établissant des ponts avec des services en ligne par l'intermédiaire d'interfaces de programmation (API). On pourrait ainsi transférer de l'argent à un proche via une simple phrase (« envoie 20 euros à Romain »), demander une voiture (« commande moi un Uber pour dans dix minutes ») réserver un hôtel ou faire envoyer des fleurs à Maman sans toucher son écran.

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Cette approche ouverte constitue finalement d'un retour aux fondamentaux pour Dag Kittlaus et Adam Cheyer qui, en 2010, ont vendu Siri à Apple. A l'époque, ils envisageaient en effet leur assistant vocal comme une plateforme adossée à des services tiers, avec un modèle économique reposant sur une mécanique de commission sur les transactions. Avec Viv, ils filent la logique un cran plus loin, en promettant de conférer cette intelligence « parlée » à tout objet inanimé, que ce soit via une application (comme sur un téléphone) ou via une intégration native au système d'exploitation.

Ils auront cependant fort à faire pour s'imposer puisqu'en face, de nombreux concurrents s'agitent, à commencer par d'autres start-up spécialisées comme Hound ou les Français (installés à San Francisco) de xBrain qui eux, s'intéressent plus spécifiquement au monde automobile.


Enfin, difficile bien sûr d'ignorer les projets des géants de l'informatique : Facebook (via Messenger), Amazon (Alexa), Microsoft (Cortana), Google (Now) et Apple (Siri) planchent également sur le sujet, avec une force de frappe nettement supérieure pour ce qui est de faire grossir le parc d'utilisateurs et de très importantes ressources humaines et techniques pour le développement des algorithmes qui sous-tendent l'IA. Les créateurs de Viv estiment cependant que la relative neutralité liée à leur statut de firme indépendante et la qualité intrinsèque de leur outil leur conféreront un atout de poids lorsqu'il s'agira d'aller démarcher des partenaires.

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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