Uber dépose plainte contre des chauffeurs, pour des actes de malveillance

30 décembre 2019 à 15h15
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Uber
© JHVEPhoto / Shutterstock.com

La filiale française de la firme américaine a porté plainte pour dénoncer des actes d'intimidation et de vandalisme, faisant suite au mécontentement de chauffeurs VTC.

Uber France a déposé plainte, en cette fin d'année, pour des actes d'intimidation et de vandalisme contre des chauffeurs VTC, comme l'a rapporté l'AFP à nos confrères du Monde, le dimanche 29 décembre. Depuis mi-novembre, plusieurs centres logistiques ont été bloqués par des conducteurs en colère, mécontents de certains changements entrepris dernièrement par la plateforme.

Hausse de la commission Uber, durcissement du règlement... c'en est trop pour certains conducteurs

Dimanche, un porte-parole d'Uber s'est exprimé à la suite de la divulgation du dépôt de plainte. La société affirme mener des discussions de façon permanente avec les chauffeurs qui utilisent l'application, dans le but de mieux prendre en compte leurs attentes. « Notre démarche est celle de la concertation et du dialogue et nous ne pouvons tolérer les actes de violence répétés à l'encontre de nos équipes et de nos locaux », précise-t-il. Comment en est-on arrivé là ?


Le conflit trouve son origine dans le changement de réglementation de la compagnie Uber. Cette dernière peut en effet suspendre un conducteur, si celui-ci refuse un trop grand nombre de courses dans un certain laps de temps. La procédure, jugée trop sévère, peut tout simplement priver le chauffeur indépendant de sa principale (et souvent seule) source de revenus. Sans oublier l'augmentation de la commission d'Uber (25 % pour chaque course), qui a du mal à passer.

Des blocages organisés par des groupes de chauffeurs

Plusieurs centaines de conducteurs Uber ont ainsi mené, ces dernières semaines, des opérations de blocage de centres logistiques de la société, notamment celui d'Aubervilliers, et celui du siège social français de la firme, à Paris.


Le blocage des sites franciliens a été coordonné par Brahim Ben Ali, l'un des leaders du mouvement, qui a vu son contrat de prestation de service résilié par Uber, ayant justifié la cessation de la relation par des « attaques répétées menées depuis 2019 contre Uber et son personnel ». Celui-ci est accusé d'injures, de menaces et de dégradation de locaux.

Pour Brahim Ben Ali, la décision d'Uber est une « vengeance personnelle » qui vient bafouer son droit à la manifestation.

Source : Le Monde
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