La Chine interdira les deepfakes non-signalés dès le 1er janvier 2020

Reconnaissance faciale

La Chine va interdire et poursuivre en justice les utilisateurs postant ce type de vidéos et les plateformes les hébergeant. La Californie a déjà adopté une législation similaire mais uniquement pour les publicités politiques.

Le phénomène du deepfake a pris une très grande ampleur en quelques mois seulement, à tel point que certains Etats ont souhaité rapidement réguler l'utilisation de cette technologie. C'est notamment le cas de la Chine, qui va interdire la diffusion de ces vidéos truquées dès le 1er janvier 2020.

Une interdiction très large pour éviter la manipulation des opinions

Cette nouvelle réglementation vise à interdire la diffusion de fausses informations à l'aide de la technologie du deepfake. Ainsi, ne pas indiquer l'utilisation d'une intelligence artificielle dans la création d'un tel contenu sera considéré comme une infraction criminelle et les utilisateurs, comme les plateformes d'hébergement, pourront alors être poursuivies et condamnées.

« Avec l'adoption de nouvelles technologies, telles que le deepfake, dans l'industrie audiovisuelle en ligne, on court le risque de voir ces contenus utilisés pour perturber l'ordre social et violer l'intérêt général, créant des risques politiques et ayant un impact négatif sur la sécurité nationale et la stabilité sociale », explique un représentant de la Cyberspace Administration of China, l'organisme d'Etat chargé de réglementer l'usage d'Internet dans le pays.

Les Etats-Unis souhaitent légiférer avant le début de la campagne présidentielle de 2020

La Chine n'est pas le premier Etat à légiférer pour contrôler l'utilisation du deepfake sur le web. En novembre dernier, la Californie a également adopté une législation pour interdire la diffusion de fausses annonces politiques en ligne en se servant de cette technologie. L'usage du deepfake à des fins de parodie ou de caricature est quant à lui toléré, ce qui n'est pas le cas en Chine.

Le Congrès américain est actuellement en train de se pencher sur la question du deepfake, afin d'éviter toute manipulation durant la campagne électorale présidentielle, qui va se dérouler durant l'année 2020. Les parlementaires examinent des projets de loi visant à condamner les auteurs de messages politiques truqués.

Facebook et Twitter sont aussi à pied d'œuvre pour développer des outils qui permettent de détecter automatiquement ce type de vidéos et d'images et à les retirer plus rapidement de leurs plateformes.

Source : The Verge
Modifié le 03/12/2019 à 11h53
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