Une loi européenne met fin au « géoblocage » par les sites d'e-commerce dans l'UE

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Le 04 décembre 2018
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Les sites e-commerce européens ne sont plus autorisés à afficher des prix différents en fonction de la localisation géographique de l'acheteur. C'est ce qu'impose une nouvelle réglementation, en vigueur depuis ce lundi, mais qui ne concerne pas tous les produits.

Le blocage géographique, ou « géoblocage », est visé par une nouvelle législation européenne, dont l'application a débuté ce lundi. Jusqu'à présent, cette technique permettait d'identifier la provenance de l'utilisateur d'un site web et de le rediriger automatiquement vers la version relative à son pays, dans le meilleur des cas. Parfois, l'internaute voyait son accès tout simplement bloqué.

Des prix différents en fonction des pays

Le problème de cette méthode est qu'elle induisait des grandes variations de tarifs, selon la provenance de l'acheteur. Ainsi, une étude de 2015 avait révélé qu'en moyenne, une famille italienne payait plus de 50 % plus cher qu'une famille française pour acheter le même séjour à Disneyland Paris.

Avec la nouvelle réglementation, l'Union européenne entend permettre aux consommateurs du continent de bénéficier de prix plus équitables et plus avantageux. De plus, les entreprises doivent ouvrir leur plateforme à tous les ressortissants européens, sans restriction. Mais ils gardent bien sûr la possibilité de choisir les pays pour lesquels ils proposent la livraison. En d'autres termes, vous pourrez par exemple acheter votre lave-linge au Danemark, mais il faudra que vous alliez le récupérer vous-même.

Les œuvres artistiques exclues de la nouvelle loi

Cependant, cette mesure ne s'applique pas à tous les domaines. Sont notamment concernés les hôtels, les billets de concert, les locations de voitures, ou encore l'électroménager, mais pas les services de transport, ainsi que les livres, films ou musiques.

Pourtant, d'après le Bureau européen des unions de consommateurs, ce sont les œuvres protégées par le droit d'auteur qui font l'objet du plus grand nombre de demandes. Mais cette exclusion n'est peut-être pas définitive : la Commission européenne se laisse deux ans pour étudier la question de façon plus détaillée, notamment à la lumière des dernières réglementations sur le droit d'auteur.

Source : FrenchWeb

Modifié le 04/12/2018 à 10h20

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