L'AFP va aider TikTok à débusquer les fake news

01 octobre 2020 à 17h30
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TikTok application © Pixabay

L'AFP (Agence France-Presse) a annoncé avoir conclu un partenariat avec l'application TikTok. Le but de ce rapprochement est de permettre au réseau social de lutter contre la désinformation, sur un périmètre pour l'instant restreint à quelques pays d'Asie et d'Océanie.

Alors que l'application est dans le viseur de l'administration américaine, TikTok continue de voir sa popularité croître, le chiffre des deux milliards de téléchargements ayant été dépassé depuis plusieurs mois. Autre statistique vertigineuse : plus d'un milliard de vidéos seraient visionnées chaque jour sur la plateforme. Avec, dans le lot, des contenus reprenant et propageant des fake news.

Supprimer les vidéos de désinformation

Mais la filiale du groupe chinois ByteDance n'entend pas rester les bras croisés et a promis de lutter contre la désinformation. À cet effet, l'entreprise a dernièrement signé un partenariat avec l'AFP, afin d'exploiter les compétences de l'agence de presse en matière de « fact-checking ». L'organisation française œuvre en effet déjà dans ce domaine au sein de 80 pays, dans 16 langues, notamment via son site dédié, Factuel.

Concrètement, l'AFP agira de façon indépendante, pour choisir les contenus à vérifier. Elle s'appuiera ensuite sur son réseau de journalistes chargés des enquêtes numériques, afin d'établir si les vidéos en question relaient des informations erronées ou douteuses. Enfin, TikTok se servira des conclusions établies pour retirer les contenus incriminés, le cas échéant, et prévenir ses utilisateurs.

Une collaboration limitée à cinq pays

De cette façon, l'application espère contribuer à « la création d'un environnement sûr et favorable », selon Arjun Narayan, Directeur de la Confiance et de la Sécurité de la plateforme pour l'Asie-Pacifique. Pour l'heure, l'initiative sera toutefois restreinte à cinq pays de cette région : les Philippines, l'Indonésie, le Pakistan, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Mais pour l'entreprise, il s'agit aussi certainement de prouver aux autorités et au grand public son implication dans la quête d'un Internet plus fiable. Et de se positionner ainsi aux côtés de quelques grands acteurs du numérique, à l'image de Facebook ou Google.

Source : AFP

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alka
Lorsque Mediapart a fait part d’un document libyen attestant un versement au profit de Sarkosy, l’afp a publié cette info, idem lorsque Sarkosy a annoncé avoir porté plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux. Par contre, quand Mediapart a révélé que les experts officiels de la justice validaient l’authenticité du document, L’afp n’a jamais publié cette information et, suite à une réclamation de Mediapart, a expliqué que cette information ne correspondait pas à une attente du public et se réservait donc le droit de ne pas la diffuser. Cela m’avait choqué; et a complètement décrédibiliser la neutralité de cet organe de presse. Bon, cette année Mediapart a tout de même confié à l’AFP son «fil d’actualités»; peux être une solution pour être plus visible.
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