La cession d'Activision par Vivendi est retardée par un juge

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Le 19 septembre 2013
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Un actionnaire d'Activision Blizzard a bloqué l'opération de revente par son propriétaire, Vivendi, car l'opération n'a pas été soumise au vote des actionnaires de l'éditeur de jeux vidéo américain.

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La cession de l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard par Vivendi, par ailleurs maison-mère de SFR, prendra du retard. Annoncée en juillet dernier, l'opération se heurte à Douglas Hayes, un actionnaire de l'éditeur de jeux mécontent du montage financier proposé par le groupe français. Il estime que la cession aurait dû être soumise au vote de l'assemblée des actionnaires d'Activision. Il a été entendu par un juge américain.

Vivendi avait fait part de son intention de céder 85% du capital de l'éditeur américain. L'ambition du groupe est de diviser et rationaliser ses activités. Ce qui se traduira en septembre par l'annonce de sa scission entre les activités de média et de télécommunication. Valorisés à 6,2 milliards d'euros, les actifs d'Activision doivent lui revenir, ainsi qu'à un consortium d'investisseurs réunissant le PDG de l'éditeur, Bobby Kotick et son co-fondateur, Brian Kelly.

La revente devrait être seulement retardée

L'actionnaire mécontent a porté plainte la semaine dernière précisément contre ces personnes, ainsi qu'à l'encontre de Vivendi et d'Activision Blizzard. Et a obtenu gain de cause. Vivendi indique dans une note qu'un tribunal du Delaware a fait droit à sa requête « en interdisant la conclusion de l'opération ».

Pour relancer la cession, elle doit être « approuvée par un vote de l'assemblée des actionnaires d'Activision Blizzard », ajoute le français. Ou bien la décision de justice doit être « renversée ». Vivendi, résolu à « mener à bien cette opération dans les meilleurs délais », fait savoir qu'il examinera avec ses avocats « toutes les options qui se présentent à la suite de la décision du tribunal ».

Prévue pour être bouclée d'ici la fin du mois de septembre, la transaction sera vraisemblablement repoussée à la fin de l'année ou au début 2014. L'opération devrait toutefois finir par obtenir l'aval des actionnaires d'Activision Blizzard qui, selon les termes de l'accord, devraient racheter les titres détenus par Vivendi à un prix inférieur à celui constaté au moment de l'annonce.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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