Et de sept ! La ronde des cyclones au Pôle Sud de Jupiter accueille un nouveau membre

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
17 décembre 2019 à 14h11
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Jupiter cyclone
Le Pôle Sud de Jupiter vu en infrarouge

Grâce aux observations régulières de la sonde Juno, les scientifiques ont pu observer la formation d'un septième cyclone au pôle Sud de Jupiter.

Ensemble, ils « dansent » de manière plus stable qu'il n'y paraît.

Et ça tourne, et ça tourne

Depuis son arrivée autour de Jupiter en juillet 2016, la sonde Juno a déjà survolé de près l'atmosphère de la géante gazeuse, 23 fois (un survol tous les 53 jours). De quoi produire des résultats qui témoignent de l'évolution de certains phénomènes à moyen et long terme.

C'est le cas des cyclones du Pôle Sud, révélés au grand public au printemps 2018 et mis en évidence par des images infrarouges. Un ballet incessant de six cyclones, dont un au centre, aussi large que les Etats-Unis et cinq autour de lui, à peine plus petits, qui étonne les équipes scientifiques car ce genre de phénomène ne s'inscrit généralement pas sur la durée. Or, après plus d'une vingtaine de survols, les cyclones n'ont pas disparus... Bien au contraire même, puisqu'un nouveau tourbillon a fait son apparition avant de « rentrer dans la danse ».

Un peu de vent et puis...

Durant plusieurs mois, les scientifiques ont observé deux cyclones s'écarter progressivement, pour laisser le passage à une nouvelle formation, « définitivement » installée en novembre. Les vents, qui dépassent les 360 km/h dans cette zone, poussent des nuages chargés en ammoniac, qui apparaissent en couleur sombre sur les images infrarouges. Il convient de souligner que, comme une part importante du pôle Sud est dans l'ombre lors du passage de la sonde, la petite caméra Junocam, elle, n'est pas capable de fournir des relevés d'une telle qualité.

Vent debout

En observant ces changements une fois tous les deux mois, les équipes scientifiques peuvent tester de nouvelles théories pour tenter d'expliquer pourquoi ces cyclones sont stables, notamment celle de l'existence d'une zone « buffer » au sein de laquelle des vents souffleraient dans la direction opposée au vortex cyclonique.

Sujette à des turbulences, cette zone, une fois perturbée, peut être propice à l'apparition d'un nouveau vortex ou bien générer un regroupement de deux cyclones en un seul. Un événement que les scientifiques espèrent observer avant la fin de la mission, pour l'instant prévue en 2022.

Source : Sky and Telescope
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