Loot boxes : EA souhaite les maintenir sur FIFA, la Belgique ouvre une enquête

14 septembre 2018 à 09h05
3
lootbox.jpg

Voyant Electronics Arts refuser de retirer ses lucratives loot boxes de FIFA 18 et FIFA 19, la Commission belge des jeux de hasard a fait appel au parquet de Bruxelles pour ouvrir une enquête à l'encontre du studio américain.

La querelle des loot boxes entre la Belgique et Electronic Arts a pris une toute autre dimension en ce début de mois de septembre 2018. Mais permettons-nous de jeter un œil sur le passé des deux intéressés pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette affaire. Tout commença en novembre 2017 lorsque la Commission belge des jeux de hasard s'est penchée sur la question suivante : les jeux vidéos proposant un système de « boîte à butin » peuvent-ils être considérés comme un jeu de hasard ?

Les loot boxes, un business model juteux

Explication : une « boîte à butin », ou loot boxes, s'échange contre une somme d'argent souvent modique. C'est ce que l'on appelle un micropaiement. En payant le montant demandé, un joueur reçoit de manière aléatoire divers objets ou autre améliorations capables de booster ses performances lors d'une partie en ligne. A savoir maintenant si ces microtransactions, puisque aléatoires, s'apparentent à un jeu de hasard.

La Commission belge n'a pas mis longtemps à trancher, en répondant par la positive par la voie d'une simple note explicative. Sans que la législation n'intervienne pour autant sur ce juteux business model de plus en plus appliqué par les éditeurs de jeux vidéo. Sauf qu'en novembre 2017 toujours, et face à la grogne des joueurs, EA supprime temporairement les « caisses à butin » de son jeu phare Star Wars Battlefront II.

lootbox.png

EA refuse de se plier à la législation belge

Les choses se sont alors accélérées en avril 2018, lorsque la Commission des jeux de hasard du royaume, après après avoir étudié les cas Overwatch, Counter-Strike : Global Offensive, FIFA 18 et Star Wars Battlefront II, reconnaît les loot boxes comme un jeu de hasard - et donc interdit aux mineurs. Rapidement, Blizzard et Valve se plient à la législation en retirant les micropaiements de leurs titres pour les joueurs belges.

Electronic Arts, quant à lui, n'en fait qu'à sa tête, et refuse d'appliquer la décision prise par l'instance administrative. Le studio fait ainsi savoir qu'il conservera son business model sur ses licences FIFA 18 et FIFA 19, attendu le 28 septembre prochain. Mais la Belgique ne l'entend pas de cette oreille et vient ainsi d'ouvrir une enquête à l'encontre d'EA en vertu de son verdict législatif prononcé quelques mois plus tôt. La bataille judiciaire ne fait donc que commencer : à savoir maintenant qui sortira vainqueur de ce bras de fer.
Modifié le 25/11/2020 à 17h26
Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
3
0
Urleur
Ea va se prendre une belle amende et c’est bon, a quand pour que se soit interdit tous ces pay to win en europe ?
thurim
Les lootbox, ou comment utiliser les mécanismes de l’addiction pour faire passer les clients à la caisse… Cela devrait être puni au même titre que les cercles de jeux clandestins…
clafouti
Il suffirait que E.A. demande la nationalité au premier démarrage du jeu. Et de ne plus proposer de loose boxes pour les belges. Comme ça, E.A. est en règle avec la loi belge. Et les belges malins prétendront qu’ils sont français !
Voir tous les messages sur le forum

Actualités du moment

Pokémon GO : une activité en hausse de 35% depuis mai
Facebook se dit « mieux préparé » pour les prochaines élections
Loon : les ballons Internet d'Alphabet (Google) battent leur record
Facebook : une IA capable d'extraire le texte d'un milliard d'images par jour
De Wallace et Gromit à la réalité : le pantalon à muscles artificiels
Les adolescents américains préfèrent se parler par SMS qu’en face à face
Google et Samsung s’allient pour standardiser le RCS, pendant d’iMessage sur Android
La SNCF veut lancer des trains autonomes dès 2023
Airbnb propose des logements gratuits pour les victimes de l’ouragan Florence
Haut de page