Meta (Facebook) l'affirme : "Nous n'avons absolument aucune envie de nous retirer de l'Europe"

07 février 2022 à 14h00
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Meta logo © Meta / Facebook

Le groupe Meta, qui selon certains médias anglo-saxons émettrait l'hypothèse de retirer ses réseaux sociaux de l'Europe, réaffirme, lundi, son attachement au Vieux Continent.

Chagrinés par la politique européenne en matière de transfert des données personnelles hors-Union européenne, Mark Zuckerberg et le groupe Meta, propriété de Facebook , auraient fait part de leur crainte auprès de l'autorité des marchés financiers américaine, la Securities and Exchange Commission, faisant poindre le risque de retirer leurs produits et marchés du continent européen , et cela comprend notamment le roi des réseaux sociaux et Instagram également. Mais Meta a tenu à clarifier les choses, avec un bémol toutefois.

Meta et d'autres entreprises « dépendent des transferts de données entre l'UE et les États-Unis »

« Nous n'avons absolument aucune envie et aucun plan de nous retirer de l'Europe », débute le communiqué du groupe californien que nous avons reçu ce lundi midi. Dès les premiers mots de cette réaction provenant d'un porte-parole de Meta, on sent une volonté d'éteindre tout incendie et toute polémique. Néanmoins, la société a toujours les règles européennes en travers de la gorge.

« La simple réalité est que Meta, et de nombreuses autres entreprises, organisations et services, dépendent des transferts de données entre l'UE et les États-Unis afin d'exploiter des services mondiaux », poursuit la société. « Comme d'autres entreprises, nous avons suivi les règles européennes et nous nous appuyons sur des clauses contractuelles types et des garanties de données appropriées pour exploiter un service mondial ». 

Ici, Meta fait référence aux clauses contractuelles types (CCT) qui ont pris la place du Privacy Shield, un régime abandonné par l'UE en 2020 et qui permettait à toute entreprise, comme Facebook, de transférer les données d'utilisateurs européens dans des pays hors-UE, comme les États-Unis. Les CCT aujourd'hui en vigueur sont plus restrictives et davantage régulées, de façon à ce que les données des citoyens de la zone soient aussi bien protégées hors-UE qu'au sein de l'UE.

Le groupe américain appelle à des règles claires et mondiales

Meta, qui semble avoir séduit dans l'esprit les ministres européens de la Justice la semaine dernière, dont Éric Dupond-Moretti, dans la construction du futur cadre légal en matière de lutte contre la haine en ligne, ne veut pas se mettre l'Europe à dos sur la partie des données personnelles. Et ce qui pouvait s'apparenter à un coup de pression se transforme, à la lecture de la réaction de Meta, à un appel à une coopération qui puisse aboutir à du gagnant-gagnant.

« Fondamentalement, les entreprises ont besoin de règles claires et mondiales pour protéger les flux de données transatlantiques sur le long terme, et comme plus de 70 autres entreprises dans un large éventail d'industries, nous surveillons de près l'impact potentiel sur nos opérations européennes à mesure que ces développements progressent », explique Meta.

Il est vrai que Meta est loin d'être la seule entreprise à avoir soulevé certains risques liés aux transferts de données. L'éditeur allemand de logiciels de gestion de processus métier SAP a par exemple fait part, en 2021, de ses craintes sur des lois en matière de protection des données parfois contradictoires et évoqué la possibilité de ne pas appliquer certaines d'entre elles. Siemens, Alliance, Braun ou encore Telefonica Allemagne font aussi partie des entreprises peu enclines à l'évolution réglementaire, évoquant toutes une « incertitude » quant aux conséquences économiques des différentes réglementations, et redoutant de perdre des contrats à la pelle. Mettre le curseur dans une position qui puisse satisfaire est loin d'être évident.

Soyez toujours courtois dans vos commentaires.
Respectez le réglement de la communauté.
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cirdan
Crévindiou, encore raté ! C’est pas bien de nous faire des fausses joies.
Arthur_12
D’autres pays demandent à ce que les données de leurs citoyens soient stockées dans le pays, l’Europe doit exiger de même pour toutes les sociétés qui ont des données sur les citoyens européens.
toast
«&nbsp;Le groupe américain appelle à des règles claires et mondiales&nbsp;»<br /> Ben pas de soucis, appliquez les règle Européennes partout…
HunterAlex
Ce n’est que partie remise. Contrairement aux autres GAFAM, le modèle économique de Méta est beaucoup plus «&nbsp;virtuel&nbsp;» et basé uniquement sur les usages de ses plateformes d’échange.
arbor111
Facebook s’accroche à des rêves des années 90 (second life). Les jeunes ignorent ce réseau social. Facebook, c’est le passé.
Francis7
L’autre news, là, disant le contraire m’étonnait aussi.<br /> Ils font leur chiffre d’affaire principalement aux USA et au Canada mais ce n’est pas une raison pour cracher sur le reste du monde.<br /> Quoiqu’il en soit, les réseaux sociaux, c’est pas pour moi. On n’est pas amis réels alors on n’a rien à se dire. Point.
Pronimo
Franchement, personne ne va les retenir ou pleurer…
norwy
Et si l’Europe veut que Facebook se retire ?<br /> Où est le formulaire (sans cookies siouplaît) ?
yabadabado
ils ne se retirera jamais de l’europe quoi qu’il arrive. la semaine passée, Meta a plongé en bourse avec un joli -25% suite a la perte de vitesse par rapport a tiktok et seulement avec 1 million de perte d’abonnés lol
Francis7
C’est stupéfiant, que de perdre des milliards en une seule journée et toujours bien se porter.<br /> "<br /> Ca va mon chéri, la journée s’est bien passée ?<br /> Oui, mon coeur, on a perdu 125 milliards, à part ça, ca va, quoi.<br /> Et bien tant mieux. Il te reste encore de quoi, quoi ?<br /> Moui, moui.<br /> Aller, viens allons dormir." <br />
ullbach
Le seul pays qui maîtrise totalement (et souverainement) ses données numérique est la Chine.<br /> C’est factuel, pas un jugement. Ils ont autorité sur leur contenu, notamment sensible et contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est avant tout des secrets industriels ou personnes influentes.<br /> Quelque que soit le pays, il y aura toujours récolte de données, c’est inhérent à internet. L’important est la loi de chaque pays et l’anonymisation des données.<br /> Vouloir que des données ne soient pas remontées par des boites d’IA relève de l’idéologie, pas du raisonnement sérieux.
norwy
Le but d’une loi n’est pas de nier la matérialité d’un délit ou crime, mais de pointer du doigt ce qui est légal ou pas devant la justice.<br /> Facebook va jusqu’à exploiter tout ce qu’ils peuvent pour traquer des non-utilisateurs de leurs services, qui ne souhaitent ni utiliser Facebook ni être traqués explicitement. Et en plus, ils remontent le tout vers un autre continent. C’est autant immoral que ça devrait être illégal.<br /> A partir de là, que Facebook se fasse attaquer en justice avec des lois qui le permettent me parait logique, pas toi ?
Urleur
et zut, de vrais requin, ils vont rien lâcher, j’avais le champagne au frais.
ullbach
Moi je n’approche pas le sujet de la même manière que toi (l’aspect moral t’appartient, et l’aspect légale j’en ai parlé il est au centre du sujet avec l’aspect stratégique) je me méfie de la morale, quelque que soit le contenu.<br /> -Des entreprises américaines opèrent sur le sol de pays européens (je dis pays pas Europe, car l’Europe n’est pas une nation et la souveraineté s’exerce par la nation sur sa nation)<br /> -Les usa ont fait voter le «&nbsp;cloud act&nbsp;» qui oblige les entreprises américaines à confier les données hébergées sur les serveurs des entreprises américaines en cas de besoin. C’est un pays qui a voté sa loi selon sa stratégie<br /> -Tout le monde est venu tapper sur les chinois mais eux, ont, également une loi similaire et ils ont aussi l’alternative similaire, ils ont par laisser émerger leur BATX. Leur gouvernement a assuré une autonomie numérique. Il a fait son boulot. Les données chinoises sont hébergées sur des serveurs chinois.<br /> Donc USA ou CHINE : ils ont leurs arsenals légaux et technologiques pour exercer leur souveraineté et leur puissance.<br /> lorsqu’une entreprise qui se trouve sur leur sol n’est pas remplaçable, ils passent par la loi. Microsoft confie le contrôle de windows en Chine aux chinois. Tiktok, qui est chinois, a certainement trouvé un accord pour laisser les données des américains sur sol américain.<br /> Tu vois, il y a la souveraineté et la capacité de l’exercer : la technologie et la loi. Ta morale n’est pas celle d’un chinois, ni celle d’un anglo-saxon. D’ailleurs dans le droit britannique, la loi se confond avec la morale.<br /> Le problème de l’Europe est qui exerce la souveraineté ? A ma connaissance, c’est à chaque nation de le faire, l’Europe n’a pas vocation à le faire. Confier une partie de sa souveraineté à une administration supra nationale c’est la question que devront résoudre les européens. Moi je suis maghrébin, je ne suis qu’un observateur externe.<br /> Une fois que sera clairement décidé qui légifère sur la souveraineté numérique, c’est aux pays européens d’adapter leur réponse selon leurs intérêts.<br /> Les rapports internationaux sont une choses, les politiques nationales une autres. C’est justement à cause de ce raisonnement que beaucoup de pays européens se sont retrouvés dans un état de dépendance numérique, amalgamant pensée interne et géopolitique.<br /> Il faut démoraliser le débat, c’est une voie sans issue. Car on sait tous que la seule réponse au bras de fer avec les GAFAM sera la capacité des pays européens à avoir une alternative. Alternative qui est légale (loi votée), technologique (il y a un doute là-dessus) et géopolitique (les chinois peuvent tout à fait proposer leurs services en lâchant plus de lest face aux législation européennes), un aspect sur lequel l’europe peut jouer (et j’ai toujours été convaincu que ça allait venir)<br /> Par ex, huawei pourrait revenir en Europe et dire aux européens : je vous propose mon os avec vos cartes (tomtom), un cloud contrôlé en Belgique etc en se posant en alternative plus ouverte que l’OHA d’android. Rien n’est moral, ce sont des rapports de force. Faire preuve d’intelligence collective est plus parlant que de projeter ses morales<br /> Et je rajouterai : les usa et les chinois sont les principaux créateurs de richesse, l’Europe aussi mais sur le numérique elle est consommatrice. Où place tu ta morale ? Vers celui qui crée ou l’autre ? Comme quoi c’est très relatif. La nature sélectionne de toute façon les créateurs
norwy
Bienveillance, responsabilités, respect, concurrence, c’est plutôt naturel comme valeurs et pas très compliqué, pourtant…<br /> En te lisant, on peut constater à quel point une certaines rhétoriques habituelles ont réussi à ôter ces valeurs entrepreneuriales (et humaines) basiques, à croire que c’est comme ça que l’on réussi a avoir une vie épanouissante, gagner intelligemment, et apporter quelque chose d’utile. L’exemple parfait ?<br /> Non, «&nbsp;on part dans la zone grise et on l’exploite à fond parce que les états débiles n’y ont pas pensé…&nbsp;» Sacré business plan et manière de faire.<br /> Et après il faut dire s’il-vous-plaît, merci et encore ?<br /> Bref, vouloir exercer, maintenir et étendre un monopole à tout prix y compris contre des états, ça ne fait pas partie de mes valeurs.<br /> Je ne te juge pas mais je peux me permettre de donner mon avis et argumenter à souhait sur ce type de boites que je trouve détestables.
ullbach
Je ne te suis pas tout à fait.<br /> Le sujet est un désaccord entre un état (ou un groupement d’état) et des multinationales. Facebook meta obéit à la loi américaine et c’est aux état de définir leurs règles. Ce n’est pas facebook (que je n’utilise pas et que je n’aime pas au demeurant) qui fait vos lois, mais vos dirigeants qui sont votre émanation. Pourquoi se défausser sur des boites qui créent de la valeur ? il ne s’agit pas de penser si facebook est le bien ou le mal mais si les conditions dans lesquelles ils opèrent chez vous vous arrangent et si vous avez le moyens technologiques de vous passer de leur services (pas seulement les réseaux sociaux, je parle ici de souveraineté numérique dans sa globalité)<br /> En Chine, ils ont considéré que c’était un risque pour leur sécurité. Ils ont banni. Leur gouvernement a laissé pousser des alternatives.<br /> Pareil aux usa.<br /> Je ne pense pas que situer cette problématique géopolitique sur un guide de valeur entrepreneuriale soit la bonne approche. C’est limite HS.<br /> Les boites high tech investissent des sommes colossales, pour exister, il faut qu’elles soient rentables (principe du libéralisme). Et c’est aux américains de définir les lignes rouges via leur lois quand aux règles qu’elles doivent respecter.<br /> norwy:<br /> Bref, vouloir exercer, maintenir et étendre un monopole à tout prix y compris contre des états, ça ne fait pas partie de mes valeurs.<br /> C’est là où justement tu es dans la contradiction idéologique. Briser un monopole est un texte de loi américain voté contre les trust pétroliers et banquiers du début du siècle. Ces boites répondent à leur législation et à celle des pays où elles opèrent. Que les états prennent leur responsabilité devant leur population. Ce n’est pas à une firme étrangère à laquelle inconsciemment tu donnes un pouvoir de subordination. Dis autrement, tu demandes aux boites ce que ton état doit faire et ensuite tu leur reproche d’avoir du pouvoir. Il y a une énorme contradiction dans ton discours car il repose peu sur un système légale, ton point de départ idéologique biaise ton raisonnement.<br /> Tout part de la loi qui elle même repose sur une morale murie et acceptée par tous. Ensuite, à l’état est confié un pouvoir d’exercer la souveraineté du peuple. Le préambule n’est pas ta pensée, car, aussi bienveillante puisse t elle paraître, elle est biaisée.<br /> Moi qui ne suit pas européen, c’est là où je considère que le droit britannique a une force démocratique sans égale par rapport à la cinquième république.<br /> norwy:<br /> Bienveillance, responsabilités, respect, concurrence, c’est plutôt naturel comme valeurs et pas très compliqué, pourtant…<br /> En te lisant, on peut constater à quel point une certaines rhétoriques habituelles ont réussi à ôter ces valeurs entrepreneuriales (et humaines) basiques, à croire que c’est comme ça que l’on réussi a avoir une vie épanouissante, gagner intelligemment, et apporter quelque chose d’utile. L’exemple parfait ?<br /> là encore, j’ai du mal entre valeur, psychologie etc<br /> Pour moi, la première protection de l’entreprise est sa liberté et l’égalité devant la loi. Et son but premier est de produire un bien utile à l’humanité. Si ce bien n’est pas utile, la boite s’élimine naturellement. (faillite). Je trouve ça moins choquant qu’injecter éternellement de l’argent des autres (contribuables) dans des boites qui auraient du être mortes car vous endettez vos enfants pour maintenir votre sécurité.
norwy
Savais-tu qu’en France, on appelle une entreprise «&nbsp;une personne morale&nbsp;» ? Sais-tu pourquoi ?<br /> Tant que tu ne feras pas l’effort de comprendre à quoi sert une loi et qui la fait, tu ne comprendras et défendras qu’une idée froide d’actions, de statuts qui servent des intérêts souvent en contradiction avec ceux de la société civile.<br /> «&nbsp;Business is Business, il n’y a rien de personnel ni de moral là-dedans, les rapports de force c’est normal, nous on est juste une entreprise dynamique, la haine en ligne et les problèmes psycho-sociaux, ce n’est pas de notre responsabilité ni de notre faute, il y en avait avant nous et on n’est pas responsables du contenu, on ne fait que l’héberger, que les états fassent leur boulot de législateurs sur nos algorithmes (que l’on veut absolument garder secrets), on a des capitaux, on créé des emplois (un peu), On est condamné mais on fera appel jusqu’au bout parce qu’on n’accepte pas la sanction. Circulez, il n’y a rien à voir !&nbsp;».<br /> Avec ce type d’arguments, on tient des années sans avoir à se regarder dans le miroir.<br /> Très pratique…
ullbach
tu es à côté de la plaque en fait .<br /> Passons à autre chose.
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