La FFII déplore l’adoption de l’eurodirective "Big Brother"

Par
Le 15 décembre 2005
 0

L’Association pour une infrastructure informationnelle libre n’a pas été entendue. Le parlement a adopté mercredi le texte sur la conservation des données.

L'Association pour une infrastructure informationnelle libre n'a pas été entendue. Le parlement a adopté mercredi le texte sur la conservation des données.

Malgré l'appel de la FFII en faveur d'un renvoi ou d'un rejet du projet de directive européenne sur "la conservation des données", le texte a été adopté mercredi par les députés européens.

Ce texte jugé prioritaire par la présidence britannique de l'UE dans le cadre de la lutte anti-terroriste, rend obligatoire la conservation par les opérateurs de données issues des communications téléphoniques et électroniques de 6 à 24 mois.

Dans le détail, les opérateurs non pas à stocker le contenu des communications, mais à conserver certains détails des appels mobiles et fixes (IP inclus), des messages texte et des e-mails : qui, où, combien de temps et quand ?

Considérant ce texte liberticide, voire comme une directive "Big Brother", Pieter Hintjens, président de la FFII ou Association pour une infrastructure informationnelle libre (ffii.fr), a indiqué en début de semaine dans une lettre ouverte destinée aux eurodéputés :

Le projet de directive équivaut à "la surveillance généralisée destinée à pister chaque citoyen européen en le considérant de facto comme un criminel potentiel."

Pieter Hintjens a invité, sans succès, les parlementaires européens a renvoyé le texte ou mieux à le rejeter à travers le vote des amendements 47 et 93.

Finalement, le 14 décembre 2005, les députés européens ont adopté la législation sur la conservation des données à 378 voix pour, 197 contre.

"A partir de maintenant, a regretté Pieter Hintjens, tous les citoyens européens seront pistés et surveillés comme s'ils étaient des criminels ordinaires."
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

Les dernières actualités

scroll top