Neuralink va implanter son interface cerveau-ordinateur dans un second patient

Mathilde Rochefort
Publié le 21 mai 2024 à 13h54
Le logo de Neuralink. © Shutterstock
Le logo de Neuralink. © Shutterstock

Neuralink, société d'interface cerveau-ordinateur d'Elon Musk, se prépare à poser son implant sur un deuxième patient, malgré le dysfonctionnement de son dispositif lors de son premier test.

En janvier, Noland Arbaugh, homme quadriplégique de 29 ans, devenait le premier patient humain de Neuralink. Depuis, il a été en mesure de contrôler une souris d'ordinateur par la pensée, et même de jouer en ligne avec ses amis. La société a même publié une vidéo dans laquelle il fait la démonstration de ses nouvelles capacités.

L'implant de Noland Arbaugh a toutefois subi une anomalie quelques semaines plus tard, l'entreprise assurant qu'elle ne présentait aucun danger pour le patient. Une correction a même été soumise à la Food and Drug Administration (FDA), organisme américain de surveillance des médicaments, qui l'a acceptée.

Un dysfonctionnement dans le premier implant

N1, le premier implant de Neuralink, est composé de 64 fils externes, chacun plus fin qu'un cheveu humain. Ils sont insérés dans le cortex moteur du cerveau pour relayer les signaux neuronaux. Problème, la majorité de ces fils se sont détachés dans le cerveau de Noland Arbaugh, empêchant de lire les signaux électriques nécessaires pour traduire ses pensées.

La société a apporté des modifications logicielles au dispositif afin de permettre au patient de retrouver des fonctionnalités de l'appareil, avec succès. Cependant, seuls 15 % des fils demeurent connectés à son cerveau.

Afin d'éviter que ce phénomène se reproduise, Neuralink propose d'implanter les fils à huit millimètres dans le cerveau, contre trois à cinq millimètres pour Arbaugh. Une solution acceptée par la FDA, ouvrant la voie à des tests humains supplémentaires. La semaine dernière, Elon Musk annonçait que l'entreprise acceptait les candidatures pour un second patient.

Neuralink veut tester son implant sur davantage de patients. © Shutterstock
Neuralink veut tester son implant sur davantage de patients. © Shutterstock

De nombreux volontaires

Avec sa technologie, Elon Musk souhaite participer au traitement de plusieurs pathologies, que ce soit la paralysie, la cécité, ou même certaines maladies psychiques comme la dépression. Ainsi, Neuralink se prépare déjà à implanter une seconde personne dès le mois de juin. La firme ambitionne de faire grimper ce nombre à dix au courant de l'année.

Plus de 1 000 personnes tétraplégiques se sont inscrites au registre de patients de Neuralink, bien que moins de 100 d'entre eux soient qualifiés pour l'étude. La start-up cherche également à tester son implant sur un ensemble diversifié d'individus pour étudier divers comportements.

Par Mathilde Rochefort

Avide de nouvelles technologies et particulièrement férue de la marque à la pomme, j’en fais mon métier depuis près d’une décennie. Réseaux sociaux, IA et autres applications… Je partage mon expertise quotidiennement sur le World Wide Web.

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Commentaires (4)
bmustang

c’est pas foutu de piloter une voiture en toute sécurité et ça veut implanter des trucs chez des humains, j’appelle ça des cobayes que neuralink exploite sans humanité, juste pour son business

Martin_Penwald

On fait mieux en Suisse.

Korgen

2 entreprises différentes, 2 objectifs opposés nécessitant des compétences complètement différentes.
Pour ce qui est des cobayes, oui et c’est pour ça qu’ils appellent ça une expérimentation et que la FDA doit donner son aval pour les tests sur les humains comme pour tout nouveau traitement médical.
Quand à affirmer que ça se passe sans humanité, je pense que le personnel soignant qui s’occupe des patients sera ravi de l’apprendre de la part de quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans leurs locaux.
Pour finir, oui c’est un business. Même Sanofi, Bayer ou Pfizer ne fait pas ça par pure bonté d’âme.

Core-ias

Le fabriquant de prothèse le bon exemple.

Ça ne serre à rien d’envoyer l’implant dans une usine de produit chimique où ceux qui sont au plus proche des dangers sont pas militaire.