L'arrêt des véhicules thermiques d'ici 2040 coûterait 500 milliards sur 20 ans

Voiture electrique

La fin des ventes des véhicules à moteur thermique à l'horizon 2040 coûterait très cher à la France. La cause : l'arrêt de la TICPE, une taxe ô combien rémunératrice.

En mars dernier, l'Assemblée nationale et le Sénat déposaient un rapport tendant vers une interdiction définitive des ventes de véhicule diesel et essence à horizon 2040, pour ensuite viser une neutralité carbone en 2050. Les rapports ont établi plusieurs pistes, électrique, hybride et hydrogène pour franchir le cap. Mais le coût de cette transaction sera colossal, du fait de la fin de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

500 milliards d'euros de moins sur 20 ans

Pour mettre fin aux véhicules thermiques, l'État va devoir se passer de recettes fiscales colossales. Si la TICPE devrait rapporter environ 37,7 milliards d'euros à l'administration fiscale, le manque à gagner d'ici à 2040 pourrait s'élever à 500 milliards d'euros. Alors comment compenser la disparition de cette poule aux œufs d'or, dont près de la moitié des recettes (45%) reviennent directement au budget général de l'État, tout en respectant l'objectif prescrit par le rapport parlementaire ? Les élus ont établi trois scénarios distincts.


Le premier est le scénario Médian. Il se cale sur les attentes des scientifiques en matière de batteries et de piles à combustible. Ici, les rapporteurs tablent sur l'émergence des hybrides non rechargeables, grâce au faible surcoût à l'achat et au gain de consommation immédiat. Dans ce scénario, les EV (véhicules 100% électrique) équiperaient 59% du parc de véhicules français, les hybrides non rechargeables 22%, et les PHEV (hybride rechargeable avec électrique pour la ville et thermique pour l'extra-urbain) 19%. Il n'y aurait donc plus de véhicules 100% thermiques.

Développement souhaité des batteries et de l'hydrogène

Le second scénario, Pro-batterie, concentre les efforts sur les batteries pour en faire baisser les coûts. Ce dernier peut faire écho à la volonté franco-allemande de s'unir pour ériger un « Airbus des batteries ». Ici, on imagine un développement rapide des batteries, à la fois sur le plan technique et sur le plan économique. Le pack batterie en 2040 tomberait ainsi de 120 €/kWh à 50 €/kWh.


Le troisième et dernier scénario, Pro-hydrogène, fait la part belle aux piles à combustible et aux réservoirs à hydrogène, pour en faire baisser les prix. Dans ce scénario, le prix de l'hydrogène à la station atteindrait non pas 5€/kg (comme le préconise le scénario Médian) mais 3€/kg en 2040. Avec un véhicule de taille moyenne vendu à 27 200 euros, les livraisons pourraient décoller dès 2030. Mais ce scénario n'a de sens que si l'hydrogène venait à être sollicité par le secteur industriel, comme le recommande le plan national.

Le rapport prédit en tout cas de réelles baisses des émissions de CO2. Mais ces dernières ne déboucheront sur une neutralité carbone à horizon 2040 que dans le cas où les biocarburants se développent, au détriment des carburants fossiles.

Source : Journal Auto.
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