Une ONG accuse YouTube de favoriser la propagation de fake news sur le changement climatique

17 janvier 2020 à 15h59
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L'ONG Avaaz a publié un rapport dénonçant le manque d'efforts de YouTube dans la lutte contre la désinformation sur le dérèglement climatique. Elle a également alerté plusieurs grandes entreprises dont les publicités s'affichent sur les vidéos relayant des fake news à ce sujet, contribuant ainsi à leur promotion et à leur financement.

Avaaz est une organisation non-gouvernementale qui se présente comme un « mouvement qui permet aux citoyens de peser sur les décisions politiques mondiales ». Dans sa dernière étude, elle part en croisade contre les vidéos climatosceptiques, en pointant du doigt le rôle pour le moins passif de YouTube.

Des vidéos financées par la publicité

Car la plateforme ne ferait rien pour enrayer la propagation de tels contenus. Pour le prouver, Avaaz n'a pas pu véritablement s'appuyer sur une analyse des algorithmes de recommandation, ceux-ci étant gardés secrets par la filiale de Google. L'ONG a donc procédé d'une autre façon : elle a étudié les cent premières vidéos qui remontaient dans le moteur de recherche sur des requêtes autour de cette thématique, ainsi que les contenus considérés par le site comme liés aux premiers résultats affichés.

D'après le rapport, si seules 8 % des vidéos proposées pour « changement climatique » véhiculaient de fausses informations, ce chiffre grimpait à 16 % pour « réchauffement climatique » et à 21 % pour « manipulation du climat ». Ce qui a conduit l'ONG à la conclusion suivante : « YouTube a déjà pris des mesures bienvenues pour protéger ses utilisateurs contre les contenus antivaccins et les théories du complot, mais n'a pas agi avec la même force contre d'autres types de désinformation, comme celle liée au changement climatique ».


De plus, ces vidéos mensongères seraient pleinement intégrées dans le système de monétisation de la plateforme. Ainsi, plus de 100 marques diffuseraient, sans toujours le savoir, des publicités au début de ces contenus, offrant ainsi des revenus à la fois à YouTube et aux auteurs des messages trompeurs.

Les annonceurs demandent à YouTube d'agir

De son côté, la plateforme a remis en question la méthodologie utilisée et a rappelé les mesures qu'elle a prises pour promouvoir « les chaînes d'information faisant autorité ». « Nos systèmes de recommandation ne sont pas conçus pour filtrer ou pénaliser des vidéos ou des chaînes en fonction des points de vue », a-t-elle ajouté, dans un communiqué.


Cependant, pour Avaaz, YouTube devrait en faire davantage contre les contenus climatosceptiques, de sorte à limiter leur diffusion et leur monétisation. Une évolution également souhaitée par L'Oréal, un des annonceurs cités dans l'étude : « Les informations relayées par ces vidéos sont en totale contradiction avec les engagements de L'Oréal et le travail que nous menons depuis de nombreuses années pour protéger l'environnement. Nous collaborons avec les équipes de YouTube, en leur demandant d'utiliser tous les moyens technologiques à leur disposition pour mieux informer les utilisateurs de la plateforme sur la nature de ces vidéos et pour limiter leur impact ».

Source : The Guardian
Modifié le 17/01/2020 à 16h46
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