Des trafiquants fournissaient des badges d’accès aux immeubles aux voleurs parisiens

17 février 2020 à 14h55
0
badge-immeuble.jpg

Un vaste réseau de trafiquants a été démantelé. Celui-ci, atypique, vendait des pass d'entrée d'immeubles à une très grande partie des cambrioleurs parisiens.

De plus en plus d'immeubles, et pas qu'au sein de constructions récentes, disposent d'un système d'accès de type Vigik, qui permet notamment aux distributeurs de prospectus de déposer ces derniers sans avoir à ameuter tout le voisinage. Mais, revers de la médaille, ce système a attisé un intérêt tout particulier des cambrioleurs pour cette technologie. À Paris, un trafic s'était carrément développé, aboutissant à des cambriolages à la pelle.

Les salariés d'une société de distribution de prospectus, parrains du réseau démantelé

Selon les informations avancées par nos confrères du Parisien, 75 % des suspects de vol par effraction arrêtés dans la capitale sont en possession de faux badges, rien que ça. Le plus incroyable est que plus de la moitié de ces pass était issue d'un seul et même réseau.


Les trafiquants de ce réseau ont été interpellés par les enquêteurs de la sûreté territoriale de Paris, à l'automne dernier. Plusieurs adolescents, auteurs de 129 vols par effraction dans la capitale (première ville française en la matière) et les Hauts-de-Seine furent appréhendés par les forces de l'ordre. Ce fut l'occasion de découvrir que les jeunes brigands s'étaient fournis en badges directement auprès de salariés travaillant pour une société de distribution de prospectus.

Les enquêteurs ont ensuite pu interpeller trois individus, âgés de 31 à 37 ans, qui subtilisaient les données permettant d'encoder les badges d'accès auprès d'Adrexo, principal opérateur privé de distribution d'imprimés publicitaires physiques et numériques.

Les trafiquants vendaient jusqu'à 150 badges par semaine, avec des milliers d'euros à la clé

Les revendeurs avaient créé un véritable marché. Les policiers estiment que les trafiquants vendaient jusqu'à 150 pass par semaine à des cambrioleurs. L'activité de cette société du crime improvisée leur rapportait autour de 6 000 euros, tous les mois. De quoi joliment arrondir ses fins de mois. Les trois complices avaient trouvé du renfort en sollicitant des techniciens pouvant leur fournir des logiciels, du matériel informatique et des badges.


Évidemment touchée par la constitution de ce réseau, la société Adrexo a indiqué être victime d'un détournement de ce type pour la première fois. La société a précisé qu'il fut possible en raison de la sollicitation d'un sous-traitant issu de la région parisienne. Elle indique, enfin, avoir pris les dispositions nécessaires pour éviter qu'un tel détournement ne se reproduise à l'avenir.

Source : Le Parisien
Modifié le 17/02/2020 à 15h20
4
5
Partager l'article :
Voir tous les messages sur le forum

Les actualités récentes les plus commentées

Coronavirus : Bill Gates va faire construire des usines pour fabriquer les 7 vaccins les plus prometteurs
Comment fonctionne la nouvelle attestation de déplacement sur smartphone ?
En pleine pandémie de COVID-19, Trump menace de ne plus financer l'OMS
PS5 : Sony dévoile la manette DualSense
Disney+ : pas de 4K ni d'Ultra-HD au lancement pour le concurrent de Netflix
Yamaha présente trois amplificateurs rétro et des enceintes pour les audiophiles
Un vaste trou s'est formé dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique
Quatre ans après leur sortie, les Samsung Galaxy S7 ne seront plus mis à jour
Les conseils de Hyundai pour maximiser la batterie de son véhicule électrique
COVID-19 : Lamborghini aussi se met à produire du matériel médical
scroll top