Open data : les Français veulent davantage de transparence

26 novembre 2020 à 10h54
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opendatasoft

L'éditeur Opendatasoft, au terme d'une enquête, relaie le souhait des Français qui, pour la majorité d'entre eux, voudraient que le partage d'informations liées à la vie du citoyen se fasse dans des proportions plus importantes.

En ces temps de crise, l'accès à l'information est un luxe dont de nombreux Français souhaitent pouvoir jouir. L'éditeur Opendatasoft, spécialiste de la donnée ouverte avec, entre autres, ses cartes destinées à démocratiser auprès du plus grand nombre des data issues de collectivités ou entreprises, s'est interrogé sur la volonté du public d'accéder davantage aux informations fournies par des acteurs publics et privés qui font partie de notre quotidien.

Les Français veulent plus d'informations de la part de leurs collectivités

Dans un sondage mené auprès de 1 005 personnes par l'institut de sondage YouGov du 2 au 4 octobre dernier sur la donnée au cœur de la vie du citoyen, Opendatasoft affirme, à la lecture des résultats, que « le constat est sans appel : les citoyens français attendent davantage de transparence de la part des acteurs publics comme privés ».

Plus de 8 Français sur 10 (81%) affirment en effet que la crise a renforcé leur besoin de bénéficier de plus de partage d'informations sur le contexte, notamment sanitaire, de la part des instances publiques. Dans une proportion quasi-similaire, 76% des personnes interrogées penchent vers un besoin de transparence provenant des collectivités locales.

On le comprend, la proximité conserve un rôle majeur sur l'affect ressenti par les citoyens. 73% des sondés, soit une large majorité, jugent « important » le partage de données en libre accès sur la vie de leur territoire. Le budget de la ville (63%), les commerces locaux (62%), la vie associative et les décisions politiques (58%) sont les pans auxquels les Français semblent être les plus sensibles. « On se rend bien compte que le grand public attend beaucoup des collectivités et c’est pourquoi nous les accompagnons chaque jour dans l’ouverture de portails open data intuitifs et facilement utilisables », commente Jean-Marc Lazard, le P.-D.G. et fondateur d'Opendatasoft.

Le secteur privé n'est pas « épargné » par la volonté des Français de disposer de davantage de données ouvertes. Mais s'agissant des entreprises, les informations auxquelles les citoyens veulent avoir accès sont bien différentes. Cela peut, par exemple, être des données sur la politique environnementale ou sociale d'une société, des éléments qui deviennent déterminants au moment de finaliser son processus d'achat d'un produit ou d'un service.

L'open data, une route difficile d'accès

Maintenant que l'on sait que les citoyens ont un réel besoin d'accès à l'information, on peut se demander pourquoi ils ont autant de mal à y accéder. La réponse tient, en partie, à un défaut de recherche des données. Plus de 4 personnes sur 10 interrogées (41%) ne savent tout simplement pas où trouver les données publiques, et 29% ne savent pas où se trouvent les données qui les intéressent.

« Les villes font un gros travail d’ouverture et d’accès mais les outils sont encore peu connus du grand public », reconnaît aussi Jean-Marc Lazard, pour qui « la communication reste un outil essentiel pour que ces portails déjà actifs dans les collectivités locales ou les Ministères, soient visibles au plus grand nombre ! ».

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sirifa
Il est assez impensable, qu’actuellement grâce aux technologies de l’information, que des données tirées des deniers publiques ne soient pas accessible au Français.<br /> Il y a une plateforme étatique pour une partie des données créées par l’état, www.data.gouv.fr c’est un début, il faut continué et mettre uniquement des formats libre (de mémoire y’a encore des formats un peu exotique dessus).
blueamrtini
Je suis absolument pour l’essor de l’open data, et fais partie de ceux qui sont «&nbsp;énervés&nbsp;» de voir le peu de données disponibles.<br /> Il y a beaucoup d’initiatives je le reconnais, mais cela devrait être une obligation pour toute donnée publique. Par exemple les données en temps réel d’occupation des lits dans les hôpitaux, les données exactes de répartition des dépenses publiques, des donations aux associations, des relevés temps réel de qualité de l’eau.
Proutie66
Ce qui gêne l’état est différent :<br /> L’etat met à disposition gratuitement ces données, mais cette mise à dispo a un coût. Certains crééent leur outils et les refacture…<br /> Du coup, parfois, l’état fait payer en partie ces données (de mémoire ils l’ont fait pour les stations services et les données sur l’essence).<br /> Difficile…
darkkanga
Bonjour,<br /> Tout à fait d’accord, des données accessibles à tous oui mais le stockage, la bade passante ont un coût (bien supérieur à une ligne Fibre Free à 49€ par mois et un NAS maison avec un disque de 1 TO… ;-)).<br /> Cela me semble tout à fait normal de demander une contribution pour accéder à certaines données.
Proutie66
Ou comme toujours, «&nbsp;gratuit mais si c’est gratuit&nbsp;». (en gros, si la personne/site/app rend le truc payant… ça va pas ) ?
darkkanga
L’état et les français peuvent mettre à disposition des données mais leur accès à un coût très élevé.<br /> De la même manière, la majorité des sociétés offrent des services gratuits pour une utilisation restreinte. Ils deveinnent payant pour une utilisation plus massive: Google, Microsoft, Oracle, tous les contrats avec personal use gratuit/compagny use payant, …
cirdan
Les données détenues par des services publics ne peuvent pas être comparées aux données détenues par des sociétés privées. Dans le deuxième cas elles sont destinées à être monnayées alors que les services de l’Etat n’ont pas le droit de commercer avec des données publiques.<br /> Les villes n’ont pas besoin de faire payer l’accès à leurs données, les impôts et taxes, divers et variés, sont là pour ça et ils peuvent très bien suffire.
darkkanga
Il faut différencier la données elle même et son accès.<br /> L’accès a un coût (bande passante, stockage, maintenance, …) qui ne peut que augmenter avec l’utilisation massive des données, la donnée elle est open source.
cirdan
darkkanga:<br /> L’accès a un coût (bande passante, stockage, maintenance, …) qui ne peut que augmenter avec l’utilisation massive des données, la donnée elle est open source.<br /> Bien sûr que ça a un coût, mais si ce sont des données publiques mises à disposition par des entités publiques, tous les frais doivent être couverts par les impôts des citoyens.<br /> L’Etat, qui a beaucoup investi sur la numérisation de son administration, n’a pas créé un impôt spécial pour ça, c’est simplement pris sur le budget qui correspond.<br /> Dans une mairie, on peut imaginer une ligne budgétaire «&nbsp;numérisation des services&nbsp;», couverte par des taxes locales, communales, départementales ou régionales. Il y a le choix !
cyrano66
Je me souviens de cette statistique qui disait qu’en comparaison du nombre d’exemplaire fabriqués et du nombre d’accident survenus, l’avion le plus dangereux de tout les temps est le …Concorde.<br /> Ça pour dire quoi ?<br /> C’est super tentant d’avoir un accès libre à une multitude de données.<br /> A condition qu’elles soient à jour, à peu près fiables, comparables, etc.<br /> Et Quand les données sont brutes il faut les outils pour les exploitées.<br /> Et Quand elles sont interprétées il y’a toujours suspicion de manipulation.<br /> Comme par exemple quand Opendatasoft restitue un sondage dont les résultats sont visiblement favorables à ses activités commerciales.<br /> Et n’oublions pas que ces données sont accessibles partout dans le monde.<br /> Et Que le contribuable finance des bases qui potentiellement amélioreront le ciblage commercial d’entreprises chinoises ou américaines.<br /> Donc pourquoi pas, mais …
Cmoi
Je ne pense que la grande majorité des personnes soit si intéressée par autant de données…si détaillées. Ça reste un truc plutôt pour les chercheurs et journalistes.
orionb1
Il y a plusieurs problèmes.<br /> Met on les données brut ? Alors elles sont parfois incompréhensibles ou doivent être anonymisées. Du coup on peut toujours crier à la manipulation quand elles ne correspondent pas aux attentes.<br /> Le deuxième, c’est la qualité des services informatiques dans le secteur public. Du coup on paye des sous traitants qui cherchent à être le moins efficaces possibles pour se faire le max de fric car le public gère très mal les projets informatiques. Et au final ça avance comme un escargot.<br /> L’absence d’open data est parfois aussi un miroir du manque de BI en interne également
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