Le gouvernement américain bannit huit nouvelles entreprises chinoises de la tech

Bastien Contreras Contributeur
09 octobre 2019 à 17h44
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Donald Trump

Le département du Commerce des États-Unis a placé huit nouvelles entreprises et vingt agences chinoises sur sa liste noire. Mais cette fois, le gouvernement américain ne brandit pas l'argument de la sécurité nationale, mais celui de la défense des droits de l'Homme.

Les autorités américaines ont effectué une petite mise à jour de leur « Entity List », sorte de liste noire à destination des entreprises du pays. Ces dernières n'ont en effet pas le droit d'entretenir de relations commerciales avec les organisations recensées, à moins d'obtenir une dérogation exceptionnelle.

Plusieurs start-ups spécialisées dans l'IA

La liste est aujourd'hui enrichie de 28 nouveaux noms : huit sociétés chinoises de l'industrie de la tech et 20 agences gouvernementales. Parmi les entreprises bannies, on retrouve quelques noms connus, comme SenseTime, spécialisée dans l'intelligence artificielle et valorisée à hauteur de 7,5 milliards de dollars. Et le géant de l'IA compte des partenaires majeurs aux États-Unis, dont Qualcomm ou NVIDIA...

Voici la liste des huit entreprises chinoises placées dernièrement sur liste noire :

  • SenseTime

  • Megvii

  • iFlytek

  • Yitu Technologies

  • Hikvision

  • Dahua

  • Xiamen Meiya Pico Information

  • Yixin Science and Technology


Les entreprises seraient impliquées dans les abus commis contre les Ouïghours

Cette décision ne constitue bien sûr pas une première, puisqu'en mai dernier, plusieurs sociétés avaient déjà été bannies, dont Huawei. Mais ce qui est inédit ici, c'est le motif invoqué pour bloquer les relations avec ces entreprises. Le gouvernement de Donald Trump leur reprocherait leur rôle dans la campagne de surveillance et de répression menée par Pékin contre les Ouïghours, minorité musulmane de la région du Xinjiang.

Un argument non recevable selon Megvii, qui figure dans la liste. La start-up affirme ainsi que ses projets au Xinjiang ne représentaient que 1 % de son chiffre d'affaires total en 2018 et ne lui avaient apporté aucun revenu au premier trimestre 2019.

Y aurait-il donc une autre raison que cette explication purement humanitaire ? On peut se demander s'il ne s'agit pas d'un moyen, pour le département du Commerce des États-Unis, de freiner le développement de nouvelles technologies en Chine, en particulier en intelligence artificielle. Quoi qu'il en soit, les relations entre les deux pays ne sont pas près de se réchauffer, alors que la reprise des discussions entre Washington et Pékin est prévue dans quelques jours.

Source : Fortune
Modifié le 09/10/2019 à 17h53
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