Neuralink : Musk annonce que la start-up est prête à tester sa technologie sur des humains

17 juillet 2019 à 09h52
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Neuralink
© Neuralink

Ce mercredi matin, avec près d'une heure de retard, Elon Musk a pris la parole pour lancer la présentation des avancées de Neuralink. Sa quatrième start-up pourrait faire son premier test clinique sur humain d'ici 2020.

Quelques années après sa création donc, l'heure est venue pour Neuralink de présenter des avancées, et notamment des connectiques intégrés au cerveau qui pourraient permettre l'interactivité entre le cerveau et la machine. Des informations quant au robot qui sera chargé d'effectuer l'installation du mécanisme ont aussi été dévoilées.

Les premiers humains équipés pourraient être des personnes paralysées

Neuralink est la quatrième start-up appartenant à Elon Musk, elle a été lancée en 2016. Elle a pour objectif d'établir une connexion entre le cerveau humain et une machine, de type ordinateur par exemple.

Grâce à cette présentation, on sait désormais qu'aujourd'hui, Neuralink est prête à tester sa technologie sur des humains. Plus précisément, elle envisage de réaliser son premier essai clinique dès le second trimestre de 2020.

Toujours est-il qu'en amont, la start-up doit obtenir les autorisations de la US Food and Drug Administration mais aussi réussir à convaincre ses futurs patients.

Notons que Neuralink souhaite dans un premier temps mettre sa technologie au service de la santé : les profils « privilégiées » seraient de fait des personnes atteintes de paralysie, dans le but de leur permettre d'utiliser des objets connectés.

Des liaisons plus fines que les cheveux et un robot chirurgien

Au niveau de la conception, l'entreprise a dévoilé des « fils » plus fins que des cheveux. Si un cheveu humain mesure 50 à 100 µm, une connexion Neuralink aurait une largeur de 4 à 6 µm. Ces fils sont dits « flexibles » et vont servir à la liaison entre l'électrode et l'ordinateur. Un ensemble de fils permettra d'ailleurs de faire passer un plus grand nombre de données d'un endroit à un autre.

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On apprend en outre qu'ils seront mis en place par un robot. Plus précisément un robot de neurochirurgie, qui a été présenté lors de l'événement, et qui va permettre d'éviter de toucher et d'endommager le cerveau lors de l'installation du mécanisme. Quatre trous de 8 mm chacun seront nécessaires pour l'installation de l'interface ; puis le robot ajoutera six fils en une minute. Avec un lot de six fils, 192 électrodes seront intégrées.

Le cerveau traitant ces liaisons comme des éléments extérieurs et s'en protégeant via la formation de tissus, Neuralink a conçu une puce personnalisée pour lire, nettoyer et amplifier les signaux transitant dans les liaisons Neuralink.
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Les tests sur les animaux sont concluants... mais n'assurent pas une réussite sur les humains

Pas moins de 19 tests ont été effectué sur des animaux, des rats en particulier, et tous ont été menés avec succès.

Le fil relié à un port USB-C dans la tête du rat transmettait effectivement « les pensées » de l'animal à un ordinateur.

Si l'on compare ce qui a déjà été réalisé, notamment avec les capteurs, la technologie proposée par Neuralink serait dix fois plus performante ; si l'on en croit les résultats obtenus lors des tests par des logiciels qui ont collecté, puis analysé l'activité cérébrale des animaux.

Reste désormais à attendre 2020, pour que la start-up obtienne toutes les autorisations et que le premier humain soit équipé. Si tout se passe bien, cela pourrait permettre au patient de saisir un texte ou décider d'une action sur son téléphone, ou son ordinateur, juste en y pensant.


Source : Neuralink Livestream
Modifié le 17/07/2019 à 14h23
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