Le gouvernement réfléchit au télétravail pour les arrêts maladie

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Le 16 novembre 2018
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Le Premier ministre Édouard Philippe a diligenté une mission afin d'étudier la possibilité de recourir au télétravail pour limiter certains arrêts maladie.

La nouvelle promet de faire jaser. Après l'officialisation de la surveillance des comptes de réseaux sociaux publics des citoyens par le fisc, RTL annonce cette semaine que le gouvernement réfléchit à mettre en place un système de télétravail pour limiter certains arrêts de travail.

Travailler de chez soi la jambe cassée ? Cela pourrait devenir une réalité

En 2018, et c'est bien légitime, beaucoup estiment pouvoir travailler « à la maison ». Pas tous les jours, mais au moins de temps en temps pour la plupart. Mais pour certains cas de figure, l'interruption de travail est liée à des empêchements logistiques plutôt qu'à une véritable impossibilité de travailler. Une fracture du tibia, par exemple, peut nécessiter jusqu'à 240 jours de repos ; mais elle n'empêche théoriquement pas de se servir d'un clavier et d'une souris.

Le 13 novembre, Édouard Philippe a profité d'un groupe de concertation pour évoquer l'idée du télétravail en arrêt maladie et commander une mission qui devrait accoucher de plusieurs propositions dans les mois prochains.

Les arrêts de quelques jours et de plus de six mois ciblés

Le Premier ministre vise forcément les arrêts de travail courts, ceux qui ne durent que quelques jours. Mais pas que. Les arrêts longs, de plus de six mois, sont aussi dans le viseur du gouvernement. Car si ces derniers ne représentent que 7% des arrêts maladie, ils correspondent tout de même à 44% des dépenses de l'Assurance maladie. Beaucoup trop aux yeux du gouvernement.

Dans la pratique, il y aura sans doute des complications, car il faudra trouver le bon accord entre le salarié, l'entreprise et le médecin traitant, qui a évidemment son mot à dire. Si le maintien d'un travail à domicile pendant sa convalescence peut entretenir le « lien social » qui unit le salarié à son entreprise, il pourrait aussi être perçu comme une pression psychologique exercée sur le travailleur malade ou blessé, forcé de travailler de chez lui.

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