La NASA prépare le prochain atterrissage sur Mars

Eric Bottlaender
Spécialiste espace
08 octobre 2019 à 10h42
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NASA_JPL_Skycrane
La "Skycrane" (en haut) descend le robot replié qu'elle porte sous le ventre

Pour poser le successeur du robot Curiosity sur Mars, la NASA utilisera à nouveau une « skycrane », qui vient de terminer ses essais en Californie. Scientifiques et ingénieurs testent de nouvelles idées pour faciliter l'atterrissage.

Le décollage de « Mars 2020 » est prévu en juillet prochain, mais pour les équipes qui préparent la mission au Jet Propulsion Laboratory (Californie), le compte à rebours est déjà enclenché et les derniers essais du système d'atterrissage/largage ont d'ores et déjà eu lieu. Dès le mois de décembre, le robot sera envoyé par avion à Cape Canaveral pour être placé dans le bouclier thermique qui le protégera au cours des six mois de voyage vers Mars, comme au moment de traverser l'atmosphère.

Guidage de dernière minute

Poser un rover d'une tonne sur Mars est un exercice délicat, et ce n'est pas parce que l'agence américaine y est parvenue en 2012 avec Curiosity que l'exercice sera plus facile en février 2021. D'autant plus que le terrain du cratère Jezero, choisi comme point d'atterrissage de Mars 2020, est beaucoup plus torturé que ne l'est le sol du cratère de Gale, où la NASA avait posé Curiosity.

Aussi, pour éviter de se poser sur un gros rocher (ou à l'inverse dans une crevasse) et améliorer ainsi les chances de survie du robot, le système d'atterrissage embarque pour la première fois un autopilote, nommé « Terrain Relative Navigation ». Après la traversée de l'atmosphère grâce au bouclier thermique, Mars 2020 (qui aura changé de nom d'ici le printemps prochain) sera freiné grâce à des parachutes. C'est à ce moment-là, à environ 4 km d'altitude, que l'autopilote prendra une série de photos, d'abord en basse puis en haute résolution, afin de les comparer avec des clichés satellite stockés dans sa mémoire.

La technologie disposera alors de seulement dix secondes pour analyser une série de caractéristiques géographiques, sélectionner le point d'atterrissage le plus optimal et commander une correction de trajectoire !

Tester, tester, et tester

La NASA, qui a fait d'innombrables essais avec ce système d'autopilote, espère ainsi amener le rover au-dessus d'une zone plane pour le poser avec sa « Skycrane ». En essais depuis la fin de l'été, la grue spatiale aura pour sa part la difficile tâche de descendre le robot jusqu'à la surface de la planète rouge, puis de s'éloigner en douceur pour aller se crasher un peu plus loin.

Ingénieurs et techniciens du JPL ont récemment terminé leurs tests avec une mise à feu des systèmes pyrotechniques (des boulons explosifs) qui retiennent le rover au bout de ses câbles, après plusieurs autres démonstrations de descentes. À présent, le successeur de Curiosity va faire l'objet de nouveaux essais dans un caisson en conditions de pression et de températures martiennes. On n'est jamais trop sûrs...

Source : NASA, arstechnica
Modifié le 08/10/2019 à 10h42
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