Trottinettes électriques : générateur essence, ramassage... les dérives se multiplient

09 mai 2019 à 11h37
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Trottinette
bakdc / Shutterstock.com

Les engins roulants se déploient à vitesse grand V, entraînant dans leur sillage de nombreuses dérives, que les exploitants semblent avoir du mal à contrôler.

Les trottinettes électriques seraient-elles prises à leur propre piège ? Nous n'en sommes pas encore là, mais toujours est-il qu'elles occupent de plus en plus l'actualité autant pour leurs conséquences néfastes que pour leurs bienfaits apparents, comme la mobilité. Circulation et stationnement dangereux, réglementation pas respectée, blessures graves... les gênes causées par l'utilisation des engins roulants à deux roues ne manquent pas. Mais de nouvelles mesures interviennent à mesure qu'elles envahissent les trottoirs et chaussées des plus grandes villes françaises.

Des trottinettes plus polluantes qu'il n'y paraît

Le 24 avril, un cycliste circulant dans le tunnel du Louvre, à Paris, a assisté à une curieuse scène : plusieurs trottinettes électriques Lime en train d'être rechargées grâce à un très bruyant et polluant générateur essence.



Deux jours plus tard, le 26 avril, c'est cette fois à l'entrée du tunnel des Tuileries, non loin de là, qu'une cycliste aperçoit une quinzaine de trottinettes Lime rechargées avec le même générateur essence, toujours aussi bruyant, toujours aussi polluant.



Le lendemain, samedi 27 avril, le premier adjoint à la Mairie de Paris en charge du budget, Emmanuel Grégoire, se saisit du cas et interpelle directement le fabricant sur Twitter. Lime lui répond le jour-même sur le réseau social, indiquant avoir suspendu le contrevenant tout en réfutant sa responsabilité dans le procédé suffoquant.

Les « rechargeurs » de trottinettes se tirent dans les pattes

Tout cela pose le problème de la recharge des trottinettes. En théorie, des juicers - c'est leur nom - sont censés les ramasser et les relier à une prise de courant à l'aide de chargeurs confiés directement par les opérateurs. La plupart des opérateurs feraient appel à des auto-entrepreneurs, qui n'ont besoin que d'un numéro SIRET, ce qui faciliterait la démarche... mais aussi les dérives. Par moment, les juicers seraient trop nombreux, et certains tricheraient en utilisant des camionnettes pour ramasser davantage de trottinettes (jusqu'à 100 par jour, ce qui est en principe interdit), ce qui désavantage les plus « petits ».

Bolt, l'une des sociétés présentes à Paris, indique préférer faire appel à une « équipe interne et des prestataires de confiance sur le long terme ». Dans les faits, elle fait donc appel à une entreprise de logistique qui a ses propres salariés, « et dont la mission est de déployer les trottinettes le matin et de les collecter le soir ainsi que d'apporter un soutien sur la maintenance ».

Et vous, quel est votre avis sur les trottinettes en libre-service ?

Modifié le 09/05/2019 à 14h21
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