Des trains munis de lasers pour nettoyer les voies aux Pays Bas

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Le 10 décembre 2014
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Pour minimiser les ralentissements liés aux débris sur les rails des trains, les Pays-Bas testent un nouveau système de nettoyage au laser, installé à l'avant des locomotives.

Les feuilles mortes et autres débris qui viennent s'amasser sur les rails des chemins de fer posent depuis longtemps problème aux entreprises de transports. Les feuilles, lorsqu'elles s'accumulent, peuvent rendre le freinage des trains plus difficile : ce qui nécessite un ralentissement de ces derniers, occasionnant des retards. Au Royaume-Uni, les feuilles mortes sont accusées d'avoir entraîné pas moins de 4,5 millions d'heures de retard auprès de l'ensemble des passagers britanniques en 2013.

Aujourd'hui, l'une des possibilités utilisées pour nettoyer les voies lors du passage des trains consiste à employer des jets d'un liquide nommé Sandite, mélange de sable, d'aluminium et d'autres éléments. Le problème, c'est que cette mixture s'avère corrosive pour les voies. Des chercheurs néerlandais de l'université de Delft se sont donc penchés sur la recherche d'une solution alternative.

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Des lasers pour nettoyer les voies


L'alternative développée par les scientifiques consiste à installer des systèmes de lasers juste devant les roues des trains. Inclinés vers le bas, les lasers sont capables de griller les feuilles et d'autres matières organiques sans endommager le métal des rails, « grâce à une longueur d'onde de 1064 nanomètres ». Ces derniers sont séchés au passage, ce qui permet d'éviter que de nouvelles feuilles ne viennent se coller dessus.

Le système est actuellement en phase de test sur certains trains du réseau Strukton Rail. L'un des principaux enjeux est d'arriver à gérer les vibrations des trains, qui pourraient entrainer une déviation des lasers. Mais ces derniers sont d'ores et déjà paramétrés pour n'être actifs qu'en face des rails. Par ailleurs, le système n'est pour l'heure efficace que sur les trains circulant au maximum à 80 km/h.

L'efficacité concrète du procédé reste à démontrer à l'usage, mais les chercheurs et ingénieurs impliqués dans le projet espèrent qu'il fera ses preuves durant l'automne et l'hiver, en aidant à minimiser les retards liés aux contraintes de l'environnement et du climat. On imagine les bénéfices aussi bien pour les usagers des transports ferroviaires que pour les entreprises.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

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