Le constructeur Polestar déplore un manque de transparence sur l'empreinte carbone des voitures électriques

Arnaud Marchal
Spécialiste automobile
21 septembre 2020 à 15h09
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Polestar souhaite montrer l’empreinte carbone réelle des véhicules électriques pour les comparer honnêtement aux équivalents à motorisation thermique. L'entreprise souhaite ouvrir la marche et inciter les autres constructeurs automobiles à en faire autant.

Si un véhicule électrique est rechargé à l’aide d’une électricité verte, à l'usage, ses émissions de CO2 seront très faibles comparées à celles d'un véhicule fonctionnant à l’essence ou au diesel. Il faut toutefois tenir compte de la fabrication et de son utilisation pour évaluer la pollution réellement émise par un véhicule sur son cycle de vie.

Empreinte carbone d’un véhicule

Le débat sur les voitures électriques fait rage entre les anti et les pros, les premiers reprochant l’empreinte carbone engendrée par la construction des électriques, les seconds pointant du doigt la pollution émise par les véhicules thermiques.

Si les deux camps ont des arguments à faire valoir, la seule et unique façon de trancher est de prendre en considération l’ensemble de ces critères.

C’est d'ailleurs ce qu’incite à faire Polestar, filiale du constructeur suédois Volvo, qui a publié les détails de l’impact sur le climat de ses propres véhicules, en intégrant à son rapport la fabrication et l’utilisation du véhicule ainsi que le retraitement des batteries en fin de vie, notamment, (sans donner trop de détail sur ce point).

Polestar ouvre la voie

Le constructeur a déclaré : « Polestar fait face au manque inquiétant de transparence dans l'industrie, car il est aujourd'hui impossible pour un consommateur de comparer l'impact climatique de différentes voitures ».

Pour changer la donne, la marque affiche clairement sur son site la manière dont elle évalue la pollution de la Polestar 2 et la compare à sa cousine la Volvo XC40, basée sur la même plateforme. Pour réussir un calcul juste et réellement comparable, Polestar tient compte de la fabrication, de l’utilisation et de la fin de vie du véhicule. On remarque d'ailleurs que si la fabrication de la batterie augmente la pollution au départ pour la voiture électrique, son utilisation permet de réduire très sensiblement l’impact face au XC40.

La Polestar 2 voit ainsi ses émissions de CO2 réduites à 0,4 tonne lorsqu'elle est rechargée avec une énergie produite par un parc éolien. Ses émissions atteindront toutefois 15 tonnes avec le mix énergétique actuel en Europe voire même 23 tonnes avec le mix énergétique mondial. Ces valeurs sont toutefois à comparer aux 41 tonnes de CO2 produites par la consommation de carburant du XC40.

Ainsi, si la Polestar 2 part avec un handicap de 10 tonnes de CO2 à la fabrication, elle se montre à l'usage plus propre que le XC 40, même dans le pire des scénarios (mix énergétique mondial) avec un avantage de 8 tonnes.

L'empreinte carbonne de la Polestar 2 repasse en dessous des émission de la Volvo XC40 à partir de 50 000 km avec une énergie éolienne, 78 000 km avec le mix énergétique européen et 112 000 km avec le mix énergétique mondial… Bien loin de la fin de vie du véhicule !

Modifié le 21/09/2020 à 15h10
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