L'Union européenne rappelle à l'ordre les constructeurs automobiles sur les émissions de CO2

04 juin 2020 à 18h20
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L'Union européenne compte bien réduire la quantité de CO2 émise par le parc automobile européen, et elle le rappelle.

La Commission européenne a adressé ce mercredi un nouvel avertissement aux constructeurs automobiles, leur demandant de faire plus pour atteindre les objectifs d'émission fixés ces dernières années.

Des émissions à réduire (vite !)

L'automobile est l'un des grands secteurs poussés à réduire les émissions de CO2 produites par les activités humaines. Sur le Vieux Continent, l'Union européenne a ainsi fixé il y a deux ans un objectif de 40% de réduction des émissions de l'automobile d'ici 2030. C'est l'un des pans majeurs du « Green Deal », qui doit rendre l'Europe neutre en carbone d'ici 2050.

Pour y parvenir, des seuils ont été fixés. Dès 2021, les voitures neuves devront émettre au maximum 95 grammes de CO2 par kilomètre parcouru. En cas de non respect de ce chiffre, les constructeurs risquent de grosses amendes, ce qui entraîne des décisions dans l'urgence (le partenariat FCA-Tesla par exemple), mais les constructeurs finissent tous par promettre de bonnes performances sur leurs véhicules neufs. Problème : entre les tests en laboratoire et la route, l'écart est important.

À tel point que les émissions de CO2 issues de l'automobile ne baissent pas. Pire : les émissions moyennes des voitures neuves immatriculées dans l'Union européenne et en Islande en 2018 ont atteint 120,8 grammes par kilomètre parcouru, avec une hausse de 2 grammes par rapport à l'année précédente.

Des changements trop lents selon l'Europe

Des chiffres qui témoignent d'un manque d'effort selon la Commission européenne. L'organisme a déclaré mercredi 3 juin dans un communiqué que « les constructeurs devront améliorer l'efficacité énergétique de leur flotte et accélérer le déploiement de véhicules à émissions nulles et faibles ».

Il ajoute : « Les nouvelles immatriculations de voitures à émissions nulles et faibles ont augmenté en 2018 mais ne représentaient qu'environ 2% des immatriculations de voitures neuves, contre 1,5% en 2017 ».

Reste à voir comment les constructeurs réagiront face à ce rappel à l'ordre. Si l'on met de côté les écarts observés en laboratoire, les concepteurs automobiles doivent aussi composer avec une mode grandissante : celle des SUV, un segment qui sert d'ailleurs de refuge au diesel. En 2018, 60% des voitures neuves fonctionnaient à l'essence, tandis que le diesel réunissait 36% des immatriculations.

Sources : Bloomberg

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