Kiwi Space Radar : un radar destiné à surveiller les débris spatiaux en basse orbite

16 octobre 2019 à 17h25
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Kiwi Space Radar © LeoLabs
© LeoLabs

La start-up californienne LeoLabs a inauguré son troisième radar de surveillance de l'espace. Mais la nouveauté du Kiwi Space Radar est sa capacité à localiser de minuscules débris, de l'ordre de deux centimètres, afin de protéger les satellites situés en basse orbite.

Depuis les premières missions spatiales des années 1950, des milliers d'objets ont été envoyés dans l'espace. Cette activité a irrémédiablement entraîné l'apparition d'une myriade de débris circulant autour de la Terre.

Et ce phénomène n'est pas près de ralentir, avec l'intensification induite notamment par la volonté de placer des constellations de petits satellites en orbite basse. D'autant que la multiplication de ces objets augmente également le risque de collisions, qui restent assez rares aujourd'hui.


Une finesse de l'ordre de deux centimètres

Par conséquent, un nouveau besoin s'est créé : celui de la surveillance des débris spatiaux. Dans ce secteur, LeoLabs, une start-up basée dans la Silicon Valley, s'est déjà distinguée en déployant deux radars, en Alaska et au Texas (États-Unis), pour observer les corps en orbite basse. S'ils ont démontré une certaine efficacité, ces équipements demeurent cependant cantonnés au repérage de fragments d'une taille minimale de dix centimètres.

Une limite que LeoLabs est parvenue à dépasser cette semaine. L'entreprise a en effet annoncé la mise en service de son nouveau radar, le Kiwi Space Radar, en Nouvelle-Zélande. En opérant sur une fréquence plus élevée, l'appareil est ainsi en mesure de détecter des débris d'une taille pouvant descendre jusqu'à deux centimètres. Ce qui permettrait de suivre 250 000 objets supplémentaires en orbite basse et, in fine, d'alerter quant aux potentiels risques de collision.

Petits débris, gros impacts

On pourrait toutefois penser que des morceaux de cette dimension ne présentent aucun danger pour les constructions humaines. Mais en réalité, le problème viendrait de leur vitesse de déplacement, qui pourrait atteindre les 8 km/s. Et à cette allure, un impact peut s'avérer dramatique, en particulier pour un microsatellite.

LeoLabs, financée notamment par Airbus, n'entend pas se contenter de ces trois dispositifs de surveillance. La société compte installer trois autres radars, dans trois autres endroits du monde, afin de garder un œil sur l'ensemble de l'environnement spatial autour de la Terre.

Source : SpaceNews
Modifié le 16/10/2019 à 17h37
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