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Les robots, bientôt qualifiés de "personnes électroniques" avec des droits ? L'Europe y pense

01 juin 2018 à 15h36
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L'Union européenne planche actuellement sur l'évolution des robots, de plus en plus sophistiqués, intelligents et capables de remplacer l'homme pour certaines tâches. Le statut de « personnes électroniques » est ainsi envisagé, et il serait associé à des droits et des devoirs spécifiques.

Que ce soit dans les usines ou dans le quotidien des personnes lambda, les robots s'installent petit-à-petit et sont destinés à prendre de plus en plus de place. Ils suscitent autant d'inquiétudes concernant les emplois potentiellement perdus à leurs profits, que de fascination vis-à-vis des tâches qu'ils peuvent accomplir pour faciliter l'existence des hommes. D'objets de science-fiction, ils sont en train de passer à objets du quotidien, et ce constat pousse l'Union européenne à s'interroger sur leur statut.

Dans un projet de motion du Parlement européen daté du 31 mai dernier, une réflexion autour du statut des robots se dessine. L'intelligence de ces machines, qui prennent parfois forme humaine et disposent d'une autonomie de plus en plus importante, pourrait ainsi pousser l'UE à adopter de nouveaux statuts pour désigner la main-d'oeuvre robotique en tant que « personnes électroniques ». Cette démonation devrait s'accompagner de nouveaux cadres juridiques : une situation rendue nécessaire, selon le document, par l'automatisation croissante et l'impact sur l'économie.

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Les robots, des personnes avec des obligations légales ?

Le projet de motion explique que les robots autonomes les plus sophistiqués « pourraient se voir accorder le statut de personnes électroniques avec des droits et des obligations spécifiques ». Les robots autonomes intelligents pourraient être inscrits à un registre spécifique, et pourraient également être associés à des fonds visant à couvrir d'éventuelles obligations juridiques. Des cadres qui seraient gérés par les propriétaires des robots, qu'ils s'agissent d'industriels ou de particuliers.

Une perspective qui ne fait pas l'unanimité chez les observateurs, qui estiment pour certains qu'une telle démarche bureaucratique pourrait retarder le développement de la robotique. C'est l'avis de Patrick Schwarzkopf, directeur général du département robotique et de l'automatisation de la VDMA, une association allemande qui rassemble de nombreuses entreprises de robotique. « Créer un cadre juridique pour des individus électroniques pourrait se produire dans 50 ans, mais pas dans 10 ans. »

N'en déplaise à l'industrie, les 3 lois de la robotique d'Asimov pourraient bien ne plus rester bien longtemps les seules appliquées aux robots. Si l'on associe de genre de réflexions à celles liées à l'évolution de l'intelligence artificielle, qui inquiète aujourd'hui beaucoup de scientifiques renommés, on constate l'émergence d'un questionnement qui prend de l'ampleur concernant l'intégration concrète des robots dans notre société.
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