Les seniors partagent plus facilement les fake news, selon une étude US

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Le 11 janvier 2019
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seniors et numérique

Des chercheurs en science politique se sont penchés sur la diffusion de fake news sur Facebook. Ils ont tenté de comprendre s'il existait certaines caractéristiques communes chez les individus relayant ces fausses informations. Et d'après eux, les plus de 65 ans seraient particulièrement enclins à poster ces contenus erronés.

L'enquête a porté sur 3 500 utilisateurs américains de Facebook. Leur profil et leurs publications ont été étudiés, et ils ont été soumis à un questionnaire sociologique et politique. Restait à déterminer ce qu'était une fake news. Les chercheurs ont adopté une définition plutôt restrictive, ne considérant que les articles ayant été réellement invalidés et excluant ceux qui n'étaient que partiellement trompeurs.

Les plus de 65 ans, relais majeurs des fake news

Le premier enseignement de ce rapport est que la diffusion de fausses informations ne concerne qu'une minorité d'utilisateurs. Mais cette conclusion n'est peut-être que la conséquence de la limitation du champ de l'étude.

Les auteurs de l'enquête ont également trouvé un facteur influençant la tendance à relayer des fake news, qui ne surprendra peut-être pas ceux qui ont toute leur famille en amis sur Facebook : l'âge. En effet, au sein du panel étudié, les plus de 65 ans étaient deux fois plus enclins que leurs cadets à partager de fausses informations. Sans que le niveau d'études ou de revenus n'influe sur cette propension.

Un manque d'éducation aux médias

Selon les chercheurs, ce résultat pourrait s'expliquer par un affaiblissement des capacités cognitives avec l'âge, qui diminuerait la prise de recul face à certaines affirmations. Il pourrait également venir d'un manque d'éducation des seniors aux médias, en particulier ceux présents sur Internet. Ne peut-on pas également imaginer que les plus de 65 ans, désabusés par les médias traditionnels, en viennent à recourir à des alternatives, y compris les moins fiables ?

Quoi qu'il en soit, le périmètre de l'étude demeure trop restreint pour tirer des conclusions définitives à l'échelle mondiale. Il existe certainement de multiples facteurs, notamment environnementaux, conduisant à relayer des informations mensongères. Mais une chose est sûre : l'éducation aux médias semble aujourd'hui largement insuffisante.

Source : Le Monde

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