Dark Web : des dealers retirent volontairement le Fentanyl de leur catalogue

04 décembre 2018 à 06h02
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Fentanyl
© Science News

Les dealers de médicaments en ligne ont supprimé volontairement le Fentanyl, un analgésique 100 fois plus puissant que la morphine.

L'agence britannique de lutte contre le crime (NCA) a annoncé récemment que, selon ses informations, les principaux dealers de médicaments présents sur le web ont retiré volontairement le Fentanyl, un puissant analgésique, de leurs références proposées.

Le Fentanyl est interdit dans la plupart des pays en raison de sa dangerosité

Ce médicament de la famille des opioïdes possède une puissance près de 100 fois supérieure à la morphine. Introduit durant les années 60, il est dans la plupart des pays du monde assimilé aux stupéfiants. Depuis quelques années, elle est la cause de nombreux décès aux États-Unis, comme par exemple le chanteur Prince, qui est mort après une surdose de cet analgésique.

Les trafiquants n'ont pas forcément de raisons éthiques pour justifier leur choix. Ils estiment plutôt que la présence de ce médicament sensible dans leur « catalogue » éveillerait la curiosité des forces de l'ordre.

Un produit placé sous haute surveillance, même sur les réseaux

« Il existe des marchés qui n'acceptent pas la vente d'armes et d'explosifs, et ce sont ceux qui n'acceptent pas non plus la vente de Fentanyl. Il est clair que les forces de l'ordre surveilleraient en priorité ces réseaux à la place de drogues de classe C, par exemple », indique Vince O'Brien, l'un des dirigeants de la NCA. Les drogues de classe C regroupent les tranquillisants et des analgésiques opioïdes légers.

L'autre raison plus insolite est à chercher du côté des toxicomanes. Ces derniers se plaignent sur les forums de la vente du Fentanyl, un produit à l'origine de nombreux décès accidentels ce qui inciterait les dealers à retirer le produit, pour des raisons d'image auprès de leur clientèle.

Les autorités britanniques luttent activement contre la vente de Fentanyl sur leur territoire. Plusieurs vendeurs en ligne ont été arrêtés par les forces de l'ordre et l'un d'entre eux a été condamné à 8 ans de prison.

Source : NeoWin

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