Les cryptomonnaies prisées des pédophiles selon l’UNICEF

le lundi 18 décembre 2017
Dans son dernier rapport sur le digital et les enfants, l'UNICEF s'inquiète de la croissance du trafic de contenus à caractère pédophile sur Internet. Les monnaies numériques facilitent ces échanges.

Mais le net, selon l'Unicef est aussi un formidable levier pour combler les inégalités dans le monde, à condition d'en favoriser l'accès des enfants.

Abus sexuels "sur commande"


A l'heure où le Bitcoin fait son entrée dans le monde respectable de la finance institutionnelle à Chicago, sous la forme de contrats à terme très encadrés, les cryptomonnaies ont encore un peu de travail avant de laver leur réputation de monnaie préférée des criminels. Dans son rapport grandir dans un monde numérique rendu public lundi 11 décembre, l'UNICEF pointe du doigt, parmi de nombreux autres sujets, les cryptomonnaies comme facilitatrices de la montée en puissance des réseaux clandestins pédophiles.

"Les réseaux digitaux comme le dark web et les cryptomonnaies rendent possibles les pires formes d'exploitation et d'abus sexuels" écrivent les auteurs du rapport. Et le plus inquiétant, selon eux, c'est qu'il est de plus en plus difficile de remonter leurs traces. montant d'un cran dans l'horreur, l'UNICEF évoque l'existence de plateformes virtuelles payantes en monnaie virtuelle, permettant de visionner en streaming live des webcam relayant des abus sexuels "sur commande" commis sur des enfants.

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Un internaute sur trois est un enfant


Les contenus d'ordre sexuel sont par ailleurs la gêne la plus importante ressentie par les enfants. Un internaute sur trois dans le monde est aujourd'hui un jeune mineur et l'enfance à l'ère numérique, pose des défis inédits, passés en revue par l'organisation des Nations Unies. L'usage grandissant du mobile pose ainsi la question du contrôle par les parents de l'activité en ligne de leurs enfants sur un web qui "a été conçu pour des adultes" rappelle l'UNICEF.

L'accès au net reste d'ailleurs très inégalitaire : 60 % des jeunes Africains n'y ont pas accès, contre moins de 4 % des petits Européens. Un tiers des jeunes (ils sont 346 millions) ne sont pas connectés. Et si Internet recèle des dangers, l'UNICEF prend acte que "la technologie numérique fait désormais partie intégrante de nos vies, et ce, de manière irréversible" Il s'agit donc "d'optimiser les avantages d'Internet pour chaque enfant."

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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