L'application de messagerie WhatsApp est extrêmement populaire. Tellement, qu'elle va se voir imposée de nouvelles contraintes au niveau du continent européen.

Avec le règlement du Digital Services Act (DSA), l'Union européenne s'est dotée d'un instrument qui va lui permettre de mieux réguler les géants du numérique, qui ont un impact énorme sur la discussion publique de nos jours. Un nouveau cadre qui touche d'abord et avant tout les plus grandes des plateformes, parmi lesquelles, on pourra compter dorénavant WhatsApp !
WhatsApp devient une « très grande plateforme en ligne »
Dans la hiérarchie des plateformes numériques, l'Union européenne, à travers son DSA, a créé une catégorie reine, celle des « très grandes plateformes en ligne ». Une catégorie à laquelle n'appartiennent que les plateformes comptant plus de 45 millions d'utilisateurs mensuels au sein de l'Union européenne.
Un seuil que WhatsApp avait annoncé avoir franchi l'an dernier, ce qui vient d'entraîner son changement de statut. Et maintenant, un compte à rebours vient de s'enclencher pour l'application de messagerie de Mark Zuckerberg, qui a quatre mois pour se conformer aux obligations plus contraignantes de ces plateformes géantes.

Des obligations renforcées pour l'application de messagerie
Car, pour rappel, les très grandes plateformes en lignes doivent faire plus d'effort pour combattre les contenus illicites, les tentatives de manipulation électorale, les entorses à la vie privée ainsi que les atteintes à la liberté d'expression. Les entreprises auteurs d'infraction peuvent subir des amendes allant jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaire mondial annuel, voire même, en cas d'infractions répétées, être interdites en Europe.
À noter que le cas de WhatsApp est particulier, puisque ce n'est pas son activité (majoritaire) de messagerie privée et cryptée qui est ciblée ici - celle-ci n'étant pas touchée par le DSA. Ce sont en effet ses chaînes qui sont considérées comme des plateformes permettant la diffusion de contenus, qui vont devoir être régulées. Et ce, dans un environnement où Donald Trump ne cesse d'attaquer la volonté de réguler de l'Union européenne, et où le patron Mark Zuckerberg s'est rallié il y a un an à la position du locataire de la Maison-Blanche sur la liberté d'expression.
Source : Le Figaro