Live Japon : bon bilan semestriel pour la high-tech

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Le 17 novembre 2007
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Voici, comme chaque semaine un nouveau reportage en direct du Japon, réalisé grâce à notre correspondante permanente sur place : Karyn. Présente dans la célèbre ville de Tokyo, Karyn nous propose donc de nous faire vivre l'actualité high tech de ce côté-ci du globe. Dépaysement garanti !

Ouf : c'est fini, ou presque. Comme chaque trimestre, plusieurs milliers d'entreprises japonaises ont publié leurs résultats financiers, parmi lesquelles les nombreux champions des équipements high-tech. Pour ceux qui peineraient à suivre le déluge de dépêches que génère l'annonce de ces résultats sur les fils d'informations économiques, voici un petit condensé des bilans les plus remarquables de la dernière vague, celle concernant le cumul des mois d'avril à septembre.

Le cas Nintendo


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Commençons par le cas insensé de Nintendo. Bien que n'étant pas, loin s'en faut, le plus important groupe nippon du secteur high-tec en termes de chiffres d'affaires, la firme de Kyoto (ouest du Japon), numéro un mondial des machines de Jeux Vidéo de poche, a une fois encore fait un malheur.

Nintendo a ainsi annoncé avoir empoché un bénéfice net pour le premier semestre de l'année budgétaire d'avril 2007 à mars 2008 plus que doublé (+144%) par rapport à la première moitié du précédent exercice. Le papa de Mario et des Pokemon a dégagé en six mois un profit net de quelque 132,5 milliards de yens (803 millions d'euros), grâce au succès phénoménal de ses consoles et jeux associés. Du coup, pour la deuxième fois de l'année, Nintendo a relevé ses prévisions de résultats pour l'ensemble de l'année budgétaire. Il s'attend désormais à un bénéfice net annuel de 275 milliards de yens, soit 100 milliards de plus que l'an passé.

Au cours de la première moitié de l'année Nintendo a engrangé un chiffre d'affaires de 695 milliards de yens (4,1 milliards d'euros), c'est-à-dire plus du double de celui réalisé au cours de la même période de l'an dernier (299 milliards). Son bénéfice d'exploitation est à l'avenant puisqu'il a atteint 189 milliards de yens pour la période d'avril à septembre derniers, contre seulement 67 milliards à l'issue des mêmes mois de 2006. Forts de tels résultats inimaginables il y a quelques années, Nintendo escompte à présent terminer l'année avec un chiffre d'affaires de 1.550 milliards de yens et un bénéfice d'exploitation de 420 milliards. Rappelons qu'il y a ne serait-ce que trois ans, le chiffre d'affaires annuel de Nintendo n'était que de l'ordre de 500 milliards de yens, trois fois moindre.

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Cette envolée spectaculaire des résultats s'explique bien évidemment par l'incroyable engouement de plus en plus massif rencontré par ses dernières consoles de poche DS/DS Lite et de salon Wii, et pour les jeux qui vont de pair. Le groupe de Kyoto n'en revient pas lui-même. A fin septembre, il avait écoulé 53,6 millions de DS dans le monde depuis le lancement de la première mouture en 2004, dont 35 millions de la plus récente version, la DS Lite, arrivée sur le marché au printemps 2006. Environ 13,35 millions d'unités de DS Lite ont été achetées entre les mois d'avril à septembre derniers.

Au Japon, la pénurie vient tout juste de prendre fin, tant les Nippons se sont entichés de cette console de poche. Ces machines à double écran, dont un tactile, ont surtout entraîné dans leur sillage des nouveaux types de divertissements qui séduisent tous les publics et se vendent comme des petits pains. Au total, fin septembre, près de 260 millions de boîtes de jeux conçus par Nintendo pour DS/DS Lite avaient trouvé preneurs, sans compter les ventes des titres édités par des tiers (Konami, Capcom...). Outre les sagas de héros vedettes sur lesquels se précipitent les gamins (Super Mario, les Pokemon, Zelda...), leurs parents jettent désormais leur dévolu sur des nouveautés dont l'éntendue au Japon va des jeux d'entraînement des neurones à des livres électroniques, en passant par des recettes de cuisine, des cours de yoga, de langues étrangères, de musculation faciale ou de calligraphie, ou des logiciels de budget familial (les mamans adorent).

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Le même phénomène d'extension de la population de joueurs et de l'offre de contenus se répète avec la console de salon Wii, sortie fin 2006. Cette petite machine familiale blanche, qui utilise la reconnaissance de mouvements comme mode de jeu, s'était déjà arrachée à quelque 13,17 millions d'exemplaires à fin septembre, dont 7,33 millions d'unités ont été acquises au cours du seul dernier semestre, ce qui en fait un carton commercial inédit. Environ 65,8 millions de jeux pour Wii estampillés Nintendo ont également été écoulés en moins d'un an dans le monde, auxquels s'ajoutent naturellement des millions d'autres signés de divers éditeurs.

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Lorgnant sur le potentiel que représentent les Wii et DS/DS Lite, de plus en plus de développeurs se tournent vers Nintendo, lequel leur a offert avec ses consoles la possibilité de concevoir des jeux attractifs à moindres coûts, faciles à vendre et à rentabiliser. Les studios de création rechignent dès lors à engouffrer des sommes considérables dans l'élaboration de scénarios complexes pour des machines haute-définition comme la Playstation 3 (PS3) de Sony ou la Xbox 360 de Microsoft, sans garantie de retour sur investissement. Résultat, les ludothèques pour Wii et DS/DS Lite de Nintendo ne cessent de s'enrichir, alors que Sony et Microsoft sont à la peine pour respecter leurs échéanciers de sortie de nouveaux titres susceptibles de séduire les foules.

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Le concurrent Sony


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Sony, qui a également annoncé ses résultats récemment, a pour sa part vendu 1,31 million de PS3 au cours du trimestre de juillet à septembre, soit presque le double du nombre d'unités écoulées au cours des trois mois précédents, grâce à une stratégie de baisse de prix. Cela porte à 5,6 millions le nombre de PS3 achetées entre la date de sortie (fin 2006) et fin septembre dernier, plus de deux fois moins que Nintendo dans la même temps.

Même si les ventes de PS3 progressent, la branche jeux de Sony reste ancrée dans le rouge à cause de l'absence totale de rentabilité de ladite console. Le coût de production de chaque machine est en effet nettement supérieur à son prix de vente, lequel a en outre été abaissé partout dans le monde. « Je ne peux pas dire à ce stade à combien se monteront les pertes totales de la filiale de jeux pour l'année », a avoué un responsable financier du groupe lors de l'annonce des résultats semestriels, indiquant toutefois qu'il espérait que les mesures prises récemment pour améliorer le rendement de la PS3 porteront leurs fruits à compter du deuxième semestre. Les analystes restent quant à eux très dubitatifs sur la capacité de Sony a atteindre son objectif de vendre 11 millions de PS3 entre mars 2007 et avril 2008, pour porter le cumul à 14,6 millions depuis la mise sur le marché. Il faudrait en effet quelque 9 millions de machines soient achetées entre le 1er octobre 2007 et le 31 mars 2008.

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Pour autant, et même s'il fait moins bien qu'espéré avec sa PS3, Sony n'est pas au bord de la banqueroute. Car le géant se rattrape largement sur le reste. Il a ainsi lui aussi annoncé un bond spectaculaire de ses bénéfices au premier semestre de l'exercice budgétaire 2007-2008, renouant avec les profits d'exploitation essentiellement grâce à son coeur de métier, l'électronique grand public.

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Pour mémoire, le chiffre d'affaires total de Sony est plus de cinq fois supérieur à celui de Nintendo. L'activité centrale du groupe, les produits électroniques audiovisuels et informatiques (hors consoles), sont de nouveau en odeur de sainteté, ce qui se lit dans les chiffres. Pour les mois d'avril à septembre, Sony a encaissé 4.060 milliards de yens (24,6 milliards d'euros) de chiffre d'affaires, soit une progression de 13% par rapport au résultat des mêmes mois de l'an passé. Quant au bénéfice net dégagé sur la même période, il a plus que triplé en un an à 140 milliards de yens (850 millions d'euros). Les ventes de matériels électroniques et informatiques ont bondi de 16%, celles des consoles et jeux de 50% (grâce à la PS3 et à la PSP) et celles de la branche cinéma ont gagné 9%. Bref, le bilan est bon et, n'en déplaise à certains, la marque n'est pas moribonde. Le groupe s'attend désormais à dégager un bénéfice net annuel de 330 milliards de yens sur un chiffre d'affaires de près de 9.000 milliards de yens (55 milliards d'euros).

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Ce retour a bonne fortune, qui doit beaucoup à l'arrivée d'un ex-ingénieur aux commandes de l'activité centrale électronique (Ryoji Chubachi), s'explique, selon Sony, par le succès mondial des téléviseurs à écran plat à cristaux liquides (LCD) de la gamme "Bravia", par les ventes robustes d'appareils photos numériques "Cybershot" au Japon et ailleurs, ainsi que par le bon accueil réservé aux ordinateurs "Vaio", surtout à l'étranger. Grâce à ces produits, « nous avons atteint un chiffre d'affaires trimestriel record et dégagé un bénéfice d'exploitation plus important que jamais », s'est réjoui un dirigeant de Sony, Nobuyuki Oneda. A suivre...

Matsushita dans le vert total


D'une taille en gros similaire à Sony, Matsushita Electric Industrial (marques Panasonic, National et JVC), a pour sa part dégagé un bénéfice net de 105 milliards de yens (638 millions d'euros) pour les mois d'avril à septembre au cours desquels son chiffre d'affaires a atteint 4.520 milliards de yens (27,4 milliards d'euros). « En dépit de l'augmentation du coût des matières premières et de la féroce concurrence qui tire les prix vers le bas, nos efforts de réduction de dépenses ont porté leurs fruits », s'est félicité Matsushita. Toutes les activités du groupe ont enregistré des ventes en hausse, hormis pour la filiale JVC, laquelle est en cours de rapprochement avec son compatriote du même secteur, Kenwood.

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Le chiffre d'affaires des appareils audio-visuels et numériques de marque Panasonic, qui représentent à eux seuls près de la moitié des activités du groupe, a augmenté de 8%, tiré par les téléviseurs à écran plat (plasma et à cristaux liquides) et par les Appareils photo numériques. Les téléphones portables et équipements automobiles ont également contribué à cette augmentation. Les ventes d'électro-ménager (marque National, 14% du chiffre d'affaires total) ont elles aussi enregistré une augmentation de même que les composants électroniques, d'un côté, et les matériaux divers pour le secteur de la construction (câbles, plastiques, équipements divers) de l'autre. Pour l'ensemble de l'exercice, Matsushita table sur un bénéfice net de 246 milliards de yens (1,5 milliard d'euros) et sur un chiffre d'affaires de 8.780 milliards.

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Matsushita tire sa rentabilité d'une stratégie de production de pièces maîtresses, comme les dalles d'écran plat, au Japon où il protège son savoir-faire et exploite des procédés industriels à haut rendement face auxquels les firmes de moindre taille ont du mal à lutter. Matsushita est ainsi, et de loin, le numéro un mondial des TV à écran plasma. Il est à l'origine de l'incroyable baisse des prix de vente qui s'est produite dans ce domaine, tout en conservant des marges.

Sharp : quand le LCD rapporte gros


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Outre Nintendo, un autre célèbre groupe nippon prouve que la créativité et les prises de risques payent : il s'agit de Sharp qui a tout misé sur la technologie d'affichage LCD à la fin des années 1990 (alors que beaucoup doutaient de son potentiel) et est aussi le numéro un mondial des panneaux solaires, une activité qui a désormais le vent en poupe. A l'issue des six mois d'avril à septembre, Sharp a réalisé un chiffre d'affaires de 1.641 milliards de yens (près de 10 milliards d'euros), en progression de 12% par rapport à la même période de l'année dernière.

Cette forte augmentation des ventes est essentiellement due au succès des téléviseurs à écran plat à cristaux liquides « Aquos », domaine de prédilection du groupe, ainsi qu'à l'engouement des Nippons pour ses téléphones portables signés Sharp. Sharp est en effet depuis plusieurs mois le numéro un des mobiles au Japon, un marché de 50 millions d'unités, de troisième génération (3G/3,5G) exclusivement, monopolisé par une dizaine de fabricants locaux (Nokia est un nain sur l'Archipel).

Les appareils électro-ménagers (réfrigérateur, lave-linge, fours à courant de vapeur) estampillés Sharp ont aussi connu un bon début d'année, grâce notamment aux fortes ventes de réfrigérateurs haut de gamme et de climatisations domestiques (plus de 9 foyers japonais sur 10 ont un climatiseur). Au cours du semestre écoulé, Sharp a toutefois fait face à des frais importants, notamment "à cause d'une hausse des charges d'amortissement et à dépréciations d'actifs due à une modification législative".

Si les bénéfices ont baissé par rapport au premier semestre de l'an passé, c'est aussi parce que Sharp a investi énormément pour la mise en service de nouveaux sites d'assemblage de téléviseurs LCD, dont un en Pologne pour servir le marché européen. Le groupe, qui détient une usine de dalles géantes LCD flambant neuve au centre du Japon, est en outre en train d'en construire une plus importante encore dans l'ouest, un projet de plus de 1.000 milliards de yens (6 milliards d'euros) qui devrait être achevé d'ici mars 2010.

Sharp, qui est devenu récemment le premier actionnaire de son compatriote Pioneer, promet aussi de se distinguer dans le secteur des enregistreurs de DVD en haute définition de nouvelle génération au format Blu-Ray Disc (créé par Sony, soutenu aussi par Matsushita, Mitsubishi Electric ou Hitachi et concurrent du HD-DVD de Toshiba).

Sharp continue également d'investir massivement pour doper sa production de cellules photovoltaïques (composant de base des panneaux solaires), un marché qui explose sur fond de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Il est pour le moment loin devant tous les autres (les japonais Sanyo, Mitsubishi Electric, Kyocera ou l'allemand Q-Cells) en termes de volume de production, mais tous ses rivaux sont aussi en train de mettre les bouchées doubles, ce qui pourrait conduire à une pénurie de silicium haut de gamme requis pour produire des cellule à fort rendement.

Sharp entend enfin continuer de se démarquer avec ses téléphones portables haut de gamme, la plupart dotés d'un écran orientable d'excellente facture et, pour le Japon, d'un récepteur de télévision numérique terrestre (TNT). Sharp espère ainsi boucler l'année avec un chiffre d'affaires record attendu à 3.400 milliards de yens (21 milliards d'euros, +8,7% par rapport à l'an passé).

Pour conclure...


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Voilà pour les plus gros... Ajoutons également, dans la catégorie poids moyen, que les spécialistes de l'image comme Nikon et Olympus ont également affiché de bonnes performances. Nikon a ainsi écoulé au premier semestre 1,47 million d'appareils photos numériques à visée reflex, contre seulement 860.000 au premier semestre de l'année dernière. Les modèles compacts se sont également bien vendus (3,97 millions d'exemplaires contre 3,4 millions un an plus tôt). Olympus a pour sa part dégagé un bénéfice net record au premier semestre de l'exercice, du fait d'une forte hausse de ses ventes et de sa rentabilité, notamment grâce à ses appareils photo et à ses endoscopes. Son chiffre d'affaires semestriel a augmenté de 13,6% par rapport aux six premiers mois de l'an passé, à un niveau jamais atteint auparavant de 550,37 milliards de yens (3,4 milliards d'euros).

Globalement, le secteur high-tech nippon a donc affiché de solides résultats pour cette première moitié de l'année grâce notamment aux marchés étrangers. La contribution financière des ventes hors de l'Archipel a été d'autant meilleure que le yen est resté bas face aux autres principales devises, ce qui génère des gains supplémentaires dus aux effets de change, lorsque les résultats des filiales à l'étranger sont convertis d'euros ou de dollars en yens.

Par ailleurs, tous bénéficient de clients captifs sur l'archipel, les Japonais préférant acheter des produits fabriqués par leurs champions nationaux plus au fait de leurs goûts, besoins et habitudes que les concurrents étrangers. Du coup, pour l'anecdote, le géant de l'électronique sud-Coréen Samsung, qui est pourtant un énorme acteur international du secteur, a totalement renoncé à la vente de produits électroniques grand public aux particuliers au Japon où il n'a jamais réussi à se frayer un chemin face aux mastodontes locaux qui monopolisent les rayons. Les ventes d'appareils électroniques grand public de Samsung au Japon avaient en effet représenté moins de 1% de son chiffre d'affaire total mondial dans ce domaine en 2006. C'est dire. Les télévisions à écran plat, baladeurs et autres produits grand public siglés Samsung ne peuvent désormais plus être achetés, ni sur les sites de commerce en ligne japonais, ni dans les hypermarchés de l'électronique et autres magasins nippons où leur silhouette était de toute façon déjà absente ou difficile à dénicher.

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« Nous proposions au Japon nos meilleurs produits, cela nous servait de marché de test pour les modèles sophistiqués, compte-tenu du haut niveau d'exigence des consommateurs nippons », a expliqué une porte-parole de Samsung. « Mais à présent, comme la tendance est au lancement simultané des produits dans le monde entier, la nécessité de ce marché de test a progressivement disparu », a-t-elle justifié. Samsung est toutefois par ailleurs un important fournisseur de circuits intégrés et autres composants pour des fabricants de produits électroniques japonais, et il entend le rester. Il va aussi continuer de concevoir quelques téléphones mobiles spécifiquement pour une partie des opérateurs nippons, lesquels les revendent ensuite aux particuliers sous leurs propres couleurs. Toutefois, là encore, Samsung n'a que des miettes du marché nippon, tout comme Nokia et 140. Pour informations, quand les boutiques affichent rupture de stock sur les rares mobiles Nokia ou Motorola en vente, ce n'est pas que les Japonais se soient rués en masse dessus, mais tout simplement qu'ils n'en avaient que quelques unités à vendre (une ou deux dizaines par boutique...).
Modifié le 20/09/2018 à 15h53

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