La gendarmerie va faire appel à l'IA pour l'aider dans ses missions

06 février 2019 à 07h30
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Gendarmerie

La gendarmerie nationale française a annoncé qu'elle allait avoir recours à l'intelligence artificielle pour faciliter le travail de ses équipes. La technologie permettra notamment d'accélérer le travail d'identification ou de lutter contre la criminalité en ligne.

Jeudi dernier, Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, a dévoilé plusieurs projets destinés à améliorer l'efficacité de l'institution. Certains d'entre eux vont faire appel à l'intelligence artificielle.

L'IA pour l'identification d'ADN

Premièrement, l'IA va servir à accélérer le travail d'identification, en particulier après des accidents. En effet, le système « gendbones » a pour objectif d'analyser très rapidement l'ADN contenu dans des ossements directement sur le lieu d'intervention afin d'identifier sans tarder les victimes.

Ensuite, les nouvelles technologies doivent permettre aux gendarmes d'identifier précisément l'origine d'un ADN non humain. Car aujourd'hui, les enquêteurs ne sont pas en mesure d'aller au-delà de la reconnaissance d'une espèce animale. Avec la nouvelle méthode, ils pourront, par exemple, savoir si un poil de chien retrouvé sur le vêtement d'un suspect appartient bien à l'animal domestique de la victime. De même, le projet prévoit d'identifier une espèce végétale à partir d'une simple trace sur un tissu.

Vers une gendarmerie plus numérique

Par ailleurs, l'intelligence artificielle assistera également la gendarmerie dans son travail en ligne. Ainsi, le projet « Alice », en collaboration avec l'université de Cergy-Pontoise, permettra d'analyser rapidement de grandes quantités d'images pour y repérer des contenus à caractère pédopornographique. Une tâche jusqu'à présent effectuée à la main, ce qui prend beaucoup de temps et ne permet pas d'étudier les données de façon exhaustive.

Dans le même ordre d'idées, le « gendscrapper » sera utilisé pour parcourir des sites web, en particulier sur le darknet, pour identifier la présence éventuelle de criminels ou terroristes.

Enfin, la gendarmerie prévoit le déploiement de chatbots, en premier lieu en interne, pour répondre automatiquement aux questions posées par les officiers. En cas de succès, ce dispositif pourrait être reproduit pour les interactions entre les citoyens et l'institution.

Source : Maddyness
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testlo
C’est consternant cet abus de langage franchement, tout est appelé “intelligence artificielle” pour de simple programme qui font juste de la recherche en base de données. Une site qui traite de l’actualité informatique entre autre c’est un peu abusé.<br /> Faites un effort, je suis développeur, chatbots, parcours de site web… ne suivent qu’un programme qui a été conçu par un développeur, on ne peut absolument pas parler d’intelligence artificielle pour ce qui est décrit dans cet article.<br /> En quoi par exemple pour ne citer que ça, identifier de l’ADN en dehors d’un laboratoire peut être assimilé à une intelligence artificielle ?
gilmesh
Ah ouais, ils ont besoin d’intelligence artificielle ???<br /> Ca confirme un peu ce que je pensais des gendarmes<br /> …<br /> …Surtout ne pas rire…<br /> … Surtout ne pas rire…<br /> … Surtout ne pas rire…<br /> Naaaan, j’déconne !! En réalité, il est largement temps qu’ils utilisent toutes les ressources techniques disponibles, pour les enquêtes “classiques”, mais aussi dans le cadre du cyber-terrorrisme et de la cybercriminalté en général !
gilmesh
Ben çà dépend, si on met du deep learning dans tout çà, on peut commencer à parler d’IA
testlo
L’IA est un terme utilisé sur tout et n’importe quoi, en fait la plupart des gens assimile le terme IA à un ordinateur qui traite une information plus vite qu’un humain, mais on ne peut pas parler d’intelligence artificielle pour un programme qui va parcourir des sites web, faire de la recherche de mots-clés entre autre …<br /> On ne peut pas parler d’IA pour un programme qui fait de la recherche d’ADN sur un ordinateur …<br /> Je vois pas trop l’utilisation du deep learning dans les exemples citer ici, et même si cela serait le cas, Google Traduction fonctionne sur de deep learning par exemple et j’assimile ça à une IA à demi-mot.<br /> Tout les articles aujourd’hui citent de l’IA pour tout et n’importe quoi, faut un arrêter, en tous cas tout ces outils qui sont mis en place par la gendarmerie ne sont pas de l’IA.
iksarfighter
Ils l’ont déjà fait pour Grégory récemment non ?
TheFelin
Oui Oui iksarfighter, un juge qui ce suicide un autre raide comme une rail et la gamine qui sait ce qui c’est passé toujours dans la nature et qui ce fait des tunes avec un bouquin à la con… Pauvre gosse…
Elinyhs
La classification d’images est une tâche classique du deep learning. Et si vous lisiez l’article avant de commenter, vous auriez sans doute lu la deuxième phrase qui affirme que seulement certains projets utiliseront l’IA.
testlo
J’ai lu l’article en entier merci, même si j’ai dis “tous les projets”, le fait de mettre en gros dans le titre de l’article “IA” comme tous les autres acteurs c’est abusé, et comme j’ai dis le deep learning n’est pas une IA complètement…<br /> Je porte juste l’attention sur le fait que l’article entier tourne autour de l’IA en mode “c’est bon, la gendarmerie a automatisé ces processus, l’IA a été mis en place !”.<br /> Mais pas du tout, les applications par exemple qui vont analyser ton sommeil pour te réveiller à de meilleurs heures sont appelés des IA, c’est exactement pareil ici :<br /> “'IA va servir à accélérer le travail d’identification, en particulier après des accidents. En effet, le système « gendbones » a pour objectif d’analyser très rapidement l’ADN contenu dans des ossements directement sur le lieu d’intervention afin d’identifier sans tarder les victimes.”<br /> Je dis non à tous ces gros titres, je ne suis pas le seul à démontrer cet abus de langage.<br /> “vous auriez sans doute lu la deuxième phrase qui affirme que seulement certains projets utiliseront l’IA”<br /> Ok donc je crée un programme qui analyse les conditions métrologiques, je vois qu’aujourd’hui il n’y a pas de nuages, donc demain mon programme me dis qu’il fera beau aussi, donc c’est une IA ?<br /> Beaucoup d’ESN (anciennement SSII) mettent dans leurs offres d’emplois par exemple ou sur leur site directement, mise en place d’IA dans nos projets etc… tu comprends au final qu’il a juste derrière une programme qui analyse des données.<br /> Une IA c’est bien plus que du deep learning, si tu réduis, (je ne sais pas, je suppose hein ^^) le deep learning ou l’analyse de données à une IA c’est vraiment très très reducteur …
tomcat75
L’intelligence artificielle, celle qui se déploie à partir des réseaux neuronaux et le deep learning a montré toute son impressionnante efficacité. L’employer pour aider la tache des enquêteurs me parait judicieux pour les taches de recherche fastidieuses et pour faire des recoupements à partir de bases de connaissance…<br /> Malheureusement, on pourrait l’employer aussi à une forme de surveillance préventive de la population (justifiée par la nécessité de répondre à la menace terroriste par ex). Si dans le passé, il était coutumier de dire “qu’on ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque citoyen”, il sera peut-être bientôt possible de le faire… Si cela vous parait extravagant, pensez à ce que vous auriez pensé il y a 10 ans si quelqu’un vous avez dit vouloir intégrer les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun !
iksarfighter
A quand une IA pour aider au crime parfait ?? !!
testlo
tomacat75 : à quand “Minority Report” lol, je me demande si cela sera le cas un jour …
gilmesh
Pour ma génération (les vieux !) : 1984 =&gt; CNIL = Méfiance…<br /> Maintenant les djeunz, “vendent” leurs données perso pour des clopinettes (merci Mr Fessebouc) !!
madforger
Quelle horreur cette société sans être humain, froide dématérialisée…
ozneb
Je ne comprends pas votre scepticisme par rapport à l’usage de l’IA dans ce cas. Vous acceptez de parler d’IA pour de la reconnaissance faciale facilitant le décryptage d’images de quelques Ko, et vous ne voulez pas parler d’IA pour de l’analyse (rapide) d’ADN nécessitant de décrypter plusieurs Go d’informations en les comparant à des critères complexes ou des similitudes d’autres ADN difficilement faisable en algorithmique, ou au prix de milliers d’heures de développement pour chaque type de cas.<br /> On ne peut pas vraiment parler d’intelligence, mais plutôt d’apprentissage. Mais dans ce cas très peu de domaines technologiques peuvent vraiment arguer du fait de mettre en place des système “intelligents”.
pimo17
Il faut une IA maintenant pour déterminer l’heure de l’apéro des gendarmes
QAjo
En tout cas le projet entre OppScience et le ST(SI)² a commencé<br /> businesswire.com<br /> Le STSI² choisit la solution bee4sense Information Insight d’OppScience pour la...<br /> OppScience, solution innovante de valorisation de la donnée, annonce que le ST(SI)² (Service des Technologies et des Systèmes d'Information de la Sécu<br />
lordypakna
Precrime
Merci !
Leandre1050
@testlo @precrime Machine Learning est bel et bien une sous-discipline de l’Intelligence artificielle, le Deep Learning étant lui-même une branche du Machine Learning.<br /> Quand on parle de classifier des images en pédo-pornographique ou non, c’est typiquement une tâche qui peut être effectuée avec du machine learning: on entraine le modèle avec un jeu de données d’exercice, et si l’algorithme est bon, la prédiction va s’améliorer au fur et à mesure qu’on lui “donne à manger” des images en entrée.
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