Les britanniques tirent la sonnette d'alarme concernant les implants électroniques

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Le 13 novembre 2018
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La sonnette d'alarme a été tirée au Royaume-Uni concernant les implants électroniques ! La Confédération de l'industrie britannique (CBI) et le Congrès des syndicats (TUC) s'inquiètent en effet de l'utilisation et des risques d'abus de la technologie à des fins de contrôle et de gestion.

Tout a commencé après que The Telegraph a annoncé dans ses pages que l'entreprise suédoise BioHax, qui propose des implants électroniques sous-cutanés pas plus gros qu'un grain de riz, serait en pourparlers avec plusieurs grandes entreprises privées britanniques afin de déployer leur service de « puçage ». Le CBI et le TUC n'ont pas tardé à réagir en faisant part de leurs préoccupations à l'égard de cette technologie.

Les grandes entreprises séduites par cette technologie ?

Les entreprises ont effectivement de quoi être séduites par l'idée. Les micropuces RFID implantées sur les employées permettraient de contrôler un grand nombre de paramètres et d'améliorer la sécurité ou l'accessibilité d'un site. Ce sont du moins les arguments de BioHax, mais aussi de BioTeq, une société britannique qui a déjà implanté 150 puces au Royaume-Uni. Steven Northam, fondateur et propriétaire de BioTeq, a par ailleurs déclaré à The Guardian avoir implanté des puces à des employés d'une grande banque proposant ses services en Espagne, en France, en Allemagne, au Japon et en Chine. L'entreprise met aussi en avant le fait que ses puces facilitent grandement la vie des personnes handicapées.

Jowan Österlund, fondateur de Biohax, assure quant à lui que les implants permettent d'augmenter significativement la sécurité au sein d'une société. Il a déclaré à The Telegraph : « Ces entreprises ont des documents sensibles avec lesquels elles traitent. [Les puces] leur permettraient d'imposer des restrictions à quiconque ».

Donner plus de pouvoirs aux patrons ?

Cette idée et son concept ne sont bien évidemment pas du goût de tous. Le TUC craint ainsi que les implants puissent être imposés aux salariés des entreprises. Frances O'Grady, secrétaire générale du TUC a déclaré : « Nous savons que les travailleurs craignent déjà que certains employeurs utilisent les technologies pour contrôler et microgérer, réduisant ainsi le droit à la vie privée de leurs employés. La micropuce donnerait aux patrons encore plus de pouvoir et de contrôle sur leurs travailleurs. Il y a des risques évidents, et les employeurs ne doivent pas les écarter ni faire pression sur le personnel pour qu'il soit équipé d'un implant. »

De son côté, un porte-parole de la CBI a déclaré : « Les entreprises devraient se concentrer sur des priorités plutôt immédiates et sur l'engagement de leurs employés. »

Sur son site internet, BioHax indique envisager d'ouvrir un bureau à Londres. En sus, la société affirme avoir déjà « pucé » 4 000 personnes, principalement en Suède. L'an passé, Three Square Market, spécialisée dans les logiciels de distributeurs automatiques, est devenue la première entreprise américaine à équiper ses employés d'une micropuce BioHax (sur la base du volontariat).
Modifié le 13/11/2018 à 15h36

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