Riot Games : la plaignante Sharon O’Donnell aurait des antécédents de harcèlement et de chantage

18 mars 2021 à 09h00
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© Wikipedia

L’affaire qui oppose l’actuel P.-D.G. de Riot Games Nicolo Laurent à son ancienne assistante Sharon O’Donnell se révèle plus complexe que prévu. 

Dans la nuit, les documents fournis par Riot à la justice pour blanchir Laurent de ses accusations ont été rendus publiques, et pourraient bien faire basculer l’opinion.

Les déclarations anonymes rendues publiques

S’étonnant du « manque de mise en contexte » dont ont fait preuve les journalistes en relayant les rebondissements de l’affaire hier, Greg « Ghostcrawler » Street, Directeur créatif chez Riot Games, a mis à disposition de tout un chacun les documents correspondant aux deux déclarations anonymes qui tendent à laver Nicolo Laurent de tout soupçon.

On y découvre le témoignage de deux ex-collègues de Sharon O’Donnell, qui attestent non seulement de n’avoir jamais constaté de comportement déplacé de la part de leur patron, mais aussi de l’insistance de celle que l’on surnomme « Shari » pour qu’ils ou elles se joignent à sa plainte.

Dans la première déposition anonyme, on découvre l’étrange insistance de Sharon « Shari » O’Donnell à propos de son futur procès. Après avoir décliné son invitation à se joindre à la plainte, la personne aurait commencé à recevoir des coups de fil de la part de journalistes et d’anonymes. D’après O’Donnell elle-même, c’est elle qui aurait fourni son numéro « à des journalistes ou à ses avocats ». Et la plaignante de se montrer toujours plus insistante avec son ex-collègue : « attaquons-le en justice ensemble. Tu sais que si tu me rejoins tu pourrais te faire dans les 500 000 dollars ? ».

Le second témoignage publié par Riot est plus troublant encore. Ici, il est moins question d’insistance que de harcèlement et d’intimidation. La démarche de « Shari » aurait été la même avec cette personne : l’inviter à se joindre à sa plainte contre Nicolo Laurent pour donner du poids à ses accusations. Mais, cette ex-collègue n’ayant pas non plus constaté de problème avec son patron, elle aurait également refusé.

S’en est suivi une série d’appels. D’abord de la part d’une assistante de l’avocat de Sharon O’Donnell (promettant une nouvelle fois « qu’il y avait de l’argent à se faire sur la famille Laurent »), puis de la part d’un homme anonyme qui s’est montré particulièrement intimidant. Agressif, l’homme aurait tenté de forcer la main à cette personne, lui rappelant qu’elle aurait bien besoin de cet argent, qu’elle est « fauchée ». « Je sais où tu habites », aurait-il finalement lâché avant que l’employée de Riot ne raccroche.

Sharon O’Donnell déjà connue pour du chantage en 2018

Les résultats de l’enquête menée pour Riot Games vont plus loin. D’abord, l’argumentaire de Sharon O’Donnell, selon lequel Nicolo Laurent aurait multiplié les avances à son encontre, et l’aurait évincée suite à son refus, serait monté de toute pièce. Une inspection attentive de tous leurs échanges et de multiples rencontres avec les employés et employées de Riot n’ont pas donné d’éléments suggérant des comportements déplacés de la part de Laurent. 

La défense de Riot Games, qui veut que « Shari » ait été licenciée suite à de nombreuses plaintes déposées aux ressources humaines par des collègues, gagne quant à elle du crédit. O’Donnell aurait en effet causé des problèmes à plusieurs reprises sur l’organisation d’événements importants, et notamment la capitale compétition des League of Legends Worlds. Lors de l’édition 2019, se déroulant à Paris, elle s’est illustrée en s’invitant dans de nombreux échanges et en tentant de refaçonner le show comme elle l’entendait. Nicolo Laurent ainsi que d’autres partenaires impliqués, lui auraient demandé de « baisser d’un ton », et de s’abstenir de mettre tout le monde en copie de ses mails.

Mais le plus troublant est encore à venir. Selon les résultats de l’enquête, Sharon O’Donnell aurait déjà des antécédents judiciaires. En mars 2018 (alors qu’elle était déjà employée par Riot Games), O’Donnell a porté plainte contre plusieurs producteurs de films dans le but d’obtenir une « commission d’intermédiaire ». Elle aurait présenté l’acteur Mel Gibson à plusieurs producteurs, et demandait compensation pour ce geste. Mais, selon la défense, cela n’est jamais arrivé. S’en seraient suivi des menaces d’envois massifs d’e-mails « au gouvernement chinois, à China Film Group, à tous les financiers et toutes ses connaissances à Hollywood et à Mel Gibson » si les producteurs ne la payaient pas sous un jour ouvré. Du chantage, en somme.

Autant d’éléments qui font vaciller les accusations de Sharon O’Donnell, désormais elle-même accusée de fausses déclarations, de subornation de témoins et de 30 autres chefs d’accusation.

Les avocats de Riot Games demandent à ce que l’affaire passe au plus tôt à l’arbitrage auprès du juge afin d’éviter un procès au long cours. Aucune action n’est requise contre Sharon O’Donnell ; le cabinet demande simplement la levée de tous les doutes qui pèsent sur Nicolo Laurent, et le remboursement des frais de justice engagés.

Dans un tweet publié hier, Sharon O’Donnell réfute l’intégralité de l’argumentaire de Riot, et déclare qu’une réponse officielle sera déposée aujourd’hui à la Cour.

Source : Greg Street

Modifié le 18/03/2021 à 09h21
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