Les Millennials n’ont pas les réticences de leurs aînés pour les OGM

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le 13 mai 2018
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Une étude britannique menée auprès d'un large panel de jeunes de 18 à 30 ans montre de très sérieuses divergences de point de vue avec les générations plus anciennes au sujet des OGM.

Pour cette génération née à la toute fin du 20ème siècle, la manipulation génétique du vivant est une technologie parmi d'autres, source avant tout de progrès agricoles.

20 % de jeunes préoccupés par les OGM


Les Millenials trouveraient-ils ringard de démonter un McDo ou de faucher un champs de maïs OGM ? Ces combats, qui ont fait la une des journaux pendant des décennies, semblent passés de mode. C'est du moins ce qui ressort d'une étude menée en Grande-Bretagne sur un échantillon de 1 600 jeunes âgés de 18 à 30 ans, identifiés comme appartenant à la génération des Millenials, les enfants du nouveau siècle.

Dans cette enquête, repérée par le Daily Telegraph, il ressort d'abord que les deux-tiers des jeunes interrogés considèrent la technologie comme une bonne chose pour améliorer l'agriculture. Une réponse plutôt consensuelle, mais la suite l'est un peu moins : seuls 20 % des jeunes interrogés expriment des inquiétudes sur l'emploi de techniques d'édition ou de modification génétique sur des semences agricoles.

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Enquête orientée ?


Le reste du questionnaire confirme l'enthousiasme des jeunes en ce qui concerne l'AgriTech, cette vague d'innovation au service des agriculteurs, et qui passe par l'emploi de drones, de capteurs et d'applications connectés pour le suivi des récoltes ou le fonctionnement des exploitations. Mais la rupture générationnelle est très forte en ce qui concerne les OGM, encore très largement rejetés par une majorité de la population européenne.

Les résultats de cette enquête sont toutefois à prendre avec des pincettes. Leur commanditaire est l'Agricultural Biotechnology Council, un puissant lobby industriel britannique qui milite pour la levée des barrières limitant en Europe les cultures OGM. Les résultats de l'enquête, de surcroît, sont publiés alors que le Brexit se rapproche, et que l'agriculture britannique, l'une des plus puissantes d'Europe, se cherche un avenir hors de l'Europe et de ses subventions. Mais les réponses collectées sont assez perturbantes, surtout pour des Français habitués à un OGM-bashing permanent...

Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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