La démultiplication des plateformes de streaming fait bondir le piratage

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Le 08 octobre 2018
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Avec l'avènement de Netflix et autres services de streaming payants sur la toile, le piratage avait connu une véritable décroissance en 2015. Malheureusement pour les créateurs d'œuvres audiovisuelles, la tendance semble s'inverser. En cause, un trop plein de productions exclusives à ces plateformes.

Si Amazon Prime, HBO, OCS ou encore le très populaire Netflix semblent avoir le vent en poupe grâce leur large catalogue respectif de séries et films très complet, le revers de la médaille commence à se faire sentir sur le web.

Chassez le naturel...

Difficile de payer un abonnement mensuel pour l'ensemble de ces services pour accéder à toutes les exclusivités possibles. Sans débourser plusieurs dizaines d'euros chaque mois, impossible de visionner en toute légalité Stranger Things, Game of Thrones ou encore The Walking Dead en simultané.

Ainsi, d'après un rapport portant le doux nom de Global Internet Phenomena, le piratage a repris du poil de la bête. En 2011, BitTorrent avait atteint les 52% de trafic upstream aux USA, avant de plonger à 27% en 2015 grâce au développement fulgurant de Netflix (rappelons que ce dernier représenterait 15% du trafic downstream sur internet dans le monde). À présent, ce taux culmine à 32% dans certaines régions du globe comme l'Europe, le Moyen-Orient ou l'Afrique.

Les consommateurs s'abonnent, mais piratent en parallèle

Cette hausse peut s'expliques en partie par le fait que ces régions ont parfois plus de mal à accéder au contenu des plateformes légales, à cause de problèmes de distribution.

Cam Cullen, vice-président Global Marketing de Sandvine (à qui nous devons ce rapport), explique cette recrudescence de la manière suivante : « L'abonnement à l'ensemble de ces services devient rapidement très onéreux pour les consommateurs, qui préfèrent donc s'abonner à une ou deux plateforme et pirater le reste ».

Les propriétaires de ces services devront peut-être revoir leurs prix à la baisse, ou proposer un bouquet à tarif réduit, pour endiguer ce phénomène.
Modifié le 08/10/2018 à 14h41
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