Piratage : 1,1 million d'amende pour cinq membres de Cinefox et Carnage

26 septembre 2012 à 16h42
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Jugés coupables d'avoir diffusé plusieurs centaines de films contrefaits sur Internet, trois membres de la team Cinefox et deux de la team Carnage ont écopé de 1,1 million d'euros de dommages et intérêts et de trois à six mois de prison avec sursis.

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Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement : les cinq pirates des teams Cinefox et Carnage ont été reconnus coupables de contrefaçon en bande organisée. Les trois membres de Cinefox, accusés d'avoir diffusé 504 titres, ont écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis et devront verser un total de 710 000 euros de dommages et intérêts à des parties civiles telles que Disney, Universal et Warner Bros. De leur côté, les deux membres de Carnage ont été condamnés à trois et quatre mois de prison avec sursis et 410 000 euros d'amende pour la diffusion de 2 014 œuvres, dont 56 ont été retenues par l'enquête.

L'affaire remonte à 2008, quand les policiers de la Brigade centrale de répression des contrefaçons industrielles et artistiques (BCRCIA) ont arrêté les hommes de Cinefox, à Lyon, Strasbourg et Béziers. La team alimentait des forums et des sites depuis 2005 en films piratés. Une arrestation dont l'origine venait d'une plainte déposée par l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa). Une arrestation rendue possible parce que les adresses IP des membres de Cinefox avaient été communiqués à la police.

Au sein du groupe, certains récupéraient les images des films dans les salles de cinéma à l'aide d'un caméscope ou à partir de DVD non encore disponibles à la vente en France, selon la technique du camcording. Autre astuce utilisée pour améliorer le rendu des films piratés : certains utilisaient la bande magnétique destinée aux malentendants. Pour héberger le contenu contrefait, Cinefox disposait de dizaines de serveurs en France, mais aussi en Hollande.

Contacté, le délégué général de l'Alpa, Frédéric Delacroix, estime que « la décision est équilibrée compte tenu du préjudice subi ». Selon lui, ce cas était particulier car il s'agissait de camcorders. « Ils n'étaient pas là que pour s'amuser et gagnaient de l'argent avec cette activité », ajoute-t-il. D'après lui, une dizaine d'autres teams existent en France, mais aucune à sa connaissance ne fait de camcording.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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