Les entreprises technologiques américaines peuvent à nouveau officiellement vendre à Huawei

11 juillet 2019 à 21h59
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Huawei
(Crédits : J. Lekavicius / Shutterstock.com)

Washington a adopté une position intermédiaire en autorisant l'achat par Huawei de technologies américaines, tout en maintenant des sanctions plutôt drastiques.

Et un nouvel épisode, un ! L'affaire opposant Huawei aux États-Unis vient de franchir un nouveau cap. Le Département du Commerce américain (DOC) vient d'autoriser les entreprises américaines à de nouveau discuter avec Huawei en vue de vendre au géant leurs technologies, alors même que le constructeur chinois est toujours placé sur la liste noire américaine depuis le mois de mai.

Les ventes de techno américaines à Huawei vont toutes être examinées avant d'être définitives

Le G20, qui se tenait il y a une quinzaine de jours au Japon, fut semblable à la promesse d'un apaisement des tensions entre Pékin et Washington. Le président américain Donald Trump avait alors indiqué, après sa rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping, que les deux pays allaient reprendre les négociations. Quelques jours plus tard, et après moult négociations, le DOC a effectivement confirmé que les entreprises numériques pouvaient bien être de nouveau autorisées à vendre leur technologie à Huawei, confirmant ainsi les dires du président Trump.

Mais... (car il y a toujours un mais), cette autorisation ne sera pas octroyée sans contrôle ni supervision des autorités américaines. Elle sera en effet accordée que dans le cas où les États-Unis pourront s'assurer que la technologie en question revendue à Huawei ne pose pas le moindre risque pour la sécurité nationale.

Une licence de vente qui s'annonce difficile à obtenir

Alors, Huawei, toujours sur liste noire ou pas ? Officiellement, la firme de Shenzhen l'est toujours, mais elle pourra acquérir une technologie américaine si l'entreprise vendeuse demande et obtient une licence de vente. La société de l'Oncle Sam qui souhaite encaisser un chèque provenant du géant chinois devra ainsi prouver au Département du Commerce que sa technologie ne fait encourir aucun risque aux USA. À défaut, la licence ne sera pas autorisée.

L'équilibre reste donc précaire au niveau sino-américain. « Nous allons faire en sorte de nous assurer que nous ne transférons pas simplement les recettes des États-Unis à des entreprises étrangères », a commenté le secrétaire au Commerce, Wibur Ross. Une présomption de refus sera par ailleurs appliquée, ce qui ne va pas faire grossir les chances de voir des sociétés se voir accorder une licence de vente. Pour que Huawei soit de nouveau autorisée à exploiter Android aux États-Unis, Google devra théoriquement demander au DOC cette fameuse licence...

Source : Neowin
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