Start-up : mieux que la Silicon Valley, les eaux internationales

18 mars 2013 à 17h08
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Lancer sa société dans les eaux internationales, tel est le pari de la société Blueseed qui espère créer un incubateur de start-up sur un bateau, au large de San Francisco. Si l'objectif avoué des postulants est de travailler dans un écosystème stimulant, les arguments fiscaux et administratifs ne sont pas loin.

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Ce serait l'histoire d'un paquebot géant, à 30 minutes des côtes californiennes. Située dans les eaux internationales, cette île flottante baptisée Blueseed aurait pour vocation d'accueillir des start-up, bien loin donc de toutes contraintes juridiques et fiscales. L'incubateur est censé voir le jour d'ici le deuxième trimestre 2014 mais avant cela, il doit réussir à lever la coquette somme de 27 millions de dollars.

D'après le Los Angeles Times, les initiateurs du projet, Max Marty et Dario Mutabdzija, auraient déjà reçu l'accord de principe de près de 370 start-up, soit 1 200 entrepreneurs provenant en tout de 66 pays. Un quart provient des États-Unis, 10% d'Inde, 6% du Royaume-Uni et 2% de France, soit 8 projets. Parmi leurs motivations, « vivre et travailler dans un environnement pour start-up avec des espaces de travail pensés pour la technologie » arrive dans 55% des cas.

La deuxième motivation est la proximité avec les investisseurs de la Silicon Valley, dans 36% des cas. Vient ensuite la facilité à trouver des talents, qui motive 27% des aspirants. Enfin, un quart loue le côté « cool » et médiatique du projet, autant que ceux qui y voient un avantage réglementaire. Sur ce point, pour les start-up qui resteront plus de six mois, elles devront s'enregistrer auprès de l'État où Blueseed est déclaré : la société envisage les Bahamas ou les Îles Marshall... de quoi apprendre les rudiments de la défiscalisation.

Pour résider sur Blueseed, il en coûtera entre 900 et 2 300 euros de loyer par mois. Un prix que la jeune société met en balance avec le tarif moyen d'un studio à San Francisco, qu'elle évalue à 2 000 dollars. Un simple passeport sera nécessaire pour monter à bord, même si les résidents non américains devront passer par les États-Unis et obtenir un visa B1 (business) ou B2 (touriste), qui n'offrent pas le droit de travailler dans le pays, mais sont plus simples à obtenir qu'un visa de travail.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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