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Influenceurs : découvrez combien coûte votre temps de cerveau sur TikTok, Twitter, Youtube...

15 novembre 2022 à 13h56
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Instagram Lena Situations
Lena Situations, l'une des influenceuses françaises les plus suivies (© Capture d'écran Instagram par Clubic)

Le « marketing d'influence » peut être particulièrement lucratif pour les influenceurs, même les plus petits, comme le révèle la plateforme Kolsquare.

Il y a quelques semaines, nous évoquions déjà le sujet du marketing d'influence, avec des dépenses qui augmenteront encore considérablement du côté des marques en 2023. La plateforme de marketing d'influence Kolsquare vient justement de dévoiler les chiffres de ce que peuvent rapporter des campagnes aux créateurs de contenus qui en bénéficient. Et sans grande surprise, les montants sont de plus en plus importants, voire affolants.

Instagram, plateforme grandement sollicitée par les marques

Sur Instagram, plateforme sociale privilégiée des annonceurs avec un très bon taux d'engagement (5,7 %), un seul post rémunéré peut coûter aux marques entre 0 et plusieurs centaines de milliers d'euros. Tout est relatif évidemment, puisque le poids de la valise évolue en fonction du nombre d'abonnés. Mais on se rend compte qu'il n'est pas forcément nécessaire de compter des millions ni même des centaines de milliers de followers pour amasser un joli pactole.

Un post Instagram rémunéré rapporte ainsi entre 0 et 165 euros pour un nano-influenceur (entre 0 et 10 000 abonnés). Ce montant peut grimper jusqu'à 300 euros pour un Reel, et 400 euros pour un live. Les micro-influenceurs (entre 10 000 et 100 000 followers) peuvent percevoir entre 155 et 1 900 euros pour un post, et jusqu'à 2 500 euros pour un live ou un Reel.

Plus le nombre d'abonnés est important, plus les montants atteignent des milliers et même des dizaines de milliers d'euros, pour un unique post. Les influenceurs qui comptent plus de 3 millions d'abonnés sur Instagram émargent, au minimum, à 25 000 euros le post. Et on peut atteindre, dans des cas plus exceptionnels, plusieurs centaines de milliers d'euros, comme nous le disions.

Le marketing d'influence n'a pas vraiment de limite(s)

Tous les plus principaux réseaux sociaux peuvent générer des dizaines de milliers d'euros de revenus pour un seul et même post. Twitter, Facebook, Snapchat, TikTok, Twitch et évidemment YouTube n'échappent pas à la règle.

Sur YouTube, même si le nombre de vues joue, un nano-influenceur peut toucher jusqu'à 2 500 euros par vidéo sponsorisée. Un micro-influenceur peut envisager une enveloppe comprise entre 2 500 et 10 000 euros. Les montants s'envolent ensuite pour les créateurs les plus suivis. La plateforme vidéo de Google est l'une des plus rémunératrices pour les influenceurs, et le contenu sponsorisé y est très coûteux.

étude influence © Kolsquare
Grille des tarifs du marketing d'influence (© Kolsquare)

Il n'y a pas vraiment de limite aujourd'hui au marketing d'influence. Le phénomène constitue un élément à part entière de la stratégie marketing et communicationnelle des marques. On pourrait d'ailleurs presque considérer ces montants comme raisonnables.

Pour diffuser un spot publicitaire un samedi soir à la télévision, en prime time sur TF1 sur un programme (par exemple la Star Academy) qui séduit plus que d'autres les cibles commerciales, un annonceur peut payer jusqu'à 70 000 voire 80 000 euros le spot publicitaire de 30 secondes. Un temps bien furtif, pour une addition qui se corse vite dès lors qu'on multiplie les écrans publicitaires achetés auprès du diffuseur.

Sponsoriser un post, un live ou une vidéo ensuite publié par un influenceur peut avoir encore plus d'impact pour la marque. Le post ne disparaît pas au bout de 30 secondes, et il est certain de toucher directement des prospects qui ont fait acte d'adhésion à la personnalité utilisée pour promouvoir le produit ou le service. Pour les influenceurs, beaucoup ont aujourd'hui pris conscience du pouvoir qu'ils exercent sur leurs abonnés. Ils en jouent ensuite face aux annonceurs, pour les inciter à augmenter leur rémunération. Une vraie économie.

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MisterDams
Je trouve que cette grille de prix montre bien l’inconscience des annonceurs face à ces nouveaux supports. Il n’y a aucune cohérence entre l’importance attribuée au support et le coût de celui-ci.<br /> Pour Instagram, une story ou un post sont dans le même ordre budgétaire, alors que la story c’est un enchaînement de contenus sans aucun engagement cognitif et un zap ultra facile, alors que le post a quand même beaucoup plus de visibilité.<br /> Vivement que tout ce petit marché réalise que 100K followers sur TikTok, ça ne représente absolument rien quand les utilisateurs suivent parfois des milliers de compte à la fois. Il faut aussi déduire les partages de follow entre les « influenceurs » pour entretenir leur petite bulle spéculative, pour avoir un chiffre plus juste.
Loposo
Il faut déjà check les comptes la plus part C est des faux comptes.<br /> Tiktok ça fait gonfler les chiffres pour que les gens se sentent populaire et passe plus de temps sur l app.<br /> Insta combien de compte d’artistes la moitié C est des comptes indiens ou bizarre alors que la personnes a 0 liens avec l Inde pas une diffusion radio podcast,…
jvachez
Il serait plus que temps de remettre de l’ordre et d’appliquer l’article L.3221-4 du code du travail qui dit à travail égal, salaire égal.<br /> Un inconnu de la Lozère devrait être payé le même montant pour un post que Nabilla ou autre.
fg03
Je pense en effet que ce n’est que le début et les influenceurs vont être les grands gagnants de lavage de cerveau et en particulier chez les plus jeunes spectateurs dont le cerveau est si malléable à cet âge qu’on peut les endoctriner avec facilité.<br /> C’est pour ça qu’il faudrait protéger ces esprits en formation et en devenir par une loi qui interdit toute tentative de manipulation. Il faut les éduquer et former leur esprit à la critique.<br /> J’ai l’impression que le combat est perdu d’avance, à moins de leur interdire les smartphones et tablettes… bref à moins de passer pour un parent monstre rétrograde, sans coeur… mission impossible.
octokitty
Les plus anciens de la classe modeste étaient indoctrinés à ce qui passait à la télévision.<br /> Les moyens de communications modernes sont multilatéraux, augmentant forcément le niveau d’engagement.<br /> En gros là nous avons des influenceurs qui utilisent les services de géants de la tech pour laver le cerveau des plus jeunes, devenant des drones bons à consommer un certain produit, ou pour soutenir de manière ostensible une certaine cause ou un parti politique.<br /> Le point commun, c’est l’écran. Qui occupe toute l’attention de l’audience. Difficile d’imaginer un monde sans écran, ou de revenir dans un monde sans réseaux sociaux.<br /> Dans 50 ans je me demande quel sera le prochain « gourou » pour la classe populaire…
clockover
« Le phénomène constitue un élément à part entière de la stratégie marketing et communicationnelle des marques. »<br /> Pas toutes les marques heureusement. Plus la marque est inutile, plus elle va le faire oui.
Highmac
Influenceurs, cerveaux : deux entités distinctes et incompatibles !
Hadory
Il n’y a aucune cohérence entre l’importance attribuée au support et le coût de celui-ci.<br /> Pour Instagram, une story ou un post sont dans le même ordre budgétaire, alors que la story c’est un enchaînement de contenus sans aucun engagement cognitif et un zap ultra facile, alors que le post a quand même beaucoup plus de visibilité.<br /> Oui sauf quant tu cherches un engagement et pas de la visibilité. Ton post est visible mais va renvoyer une vision plus « actualité » et ne pas forcément gérer beaucoup de conversions.<br /> La story, surtout celle d’un influenceur, c’est un message temporaire qui crée une sorte d’urgence via un code promo etc et avec des résultats visibles en 24h tout au plus!
Hadory
C’est naïf de penser que c’est un phénomène récent alors que les égéries de marques ont toujours existés…<br /> L’écran va devenir prédominant puisqu’on s’est rendu compte que la pub ça pollue
Hadory
Pas d’accord, de nombreuses marques institutionnelles utilisent des influenceurs pour se mettre en avant.<br /> Coca-Cola, Deezer et Orange avec Squeezie pour ne citer qu’eux.
StephaneGotcha
Ça veut dire quoi un taux d’engagement de 5,7% ?<br /> J’ose espérer que c’est pas 5,7% des gens qui voient « miss tinguette » en train de « vendre » une crème miracle, qui du coup vont l’acheter ?!
clockover
Dans votre liste aucune des marques citées n’est utile en fait.<br /> A part Orange éventuellement mais tous les Français la connaisse donc leur pub de ne sert à rien.
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