Complot ou parano ? La réponse en équation

05 février 2016 à 15h27
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Les théories du complot ne sont pas nouvelles. Mais avec l'explosion des échanges qu'a permis Internet, elles ont parfois pris une ampleur considérable. Un chercheur d'Oxford s'y est donc intéressé de près, et propose une équation qui permet d'établir que l'existence supposée d'un complot est crédible ou non.

Alors que le gouvernement a récemment mis en ligne le site www.gouvernement.fr/on-te-manipule et une vidéo pas vraiment du goût de nombre d'internautes, David Robert Grimes, un scientifique américain a tenté une approche plus pragmatique du sujet des théories du complot.

En se basant sur des complots avérés, comme celui de Prism, révélé par Snowden en 2013, ou le scandale de Tuskegee dans les années 1960, le chercheur a voulu établir un lien entre le nombre de personnes impliquées dans un complot et le nombre de jours écoulés avant que le scandale éclate. Ses conclusions, somme toute assez logiques : il est improbable qu'un complot mettant en cause de nombreuses personnes puisse rester très longtemps caché du grand public.

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Il a alors appliqué son modèle à quatre complots qui ont leurs fidèles encore aujourd'hui, en commençant forcément par le fameux « moon hoax », qui prétend que Buzz Aldrin et Neil Armstrong n'ont jamais posé le pied sur la Lune. Une théorie qui se base principalement sur le fait que la NASA a perdu la bande originale de la vidéo de l'alunissage du 20 juillet 1969. Une hypothèse qui a la dent dure, car alimentée régulièrement.

D'après Grimes, en partant du principe que ce secret aurait dû être gardé par l'ensemble des employés de la NASA en 1969, soit environ 411 000 personnes, et en admettant qu'une seule d'entre elles ait parlé, il n'aurait pas fallu quatre ans pour que la supercherie soit révélée.

Il prend également en exemple l'affirmation suivante : « Le réchauffement climatique est un mensonge », particulièrement à la mode actuellement. En prenant comme postulat qu'une telle manipulation impliquerait la falsification des données météorologiques, le chercheur a établi que quelque 405 000 personnes (soit l'ensemble des membres des associations scientifiques concernées) devaient garder le silence. Là encore, quatre petites années et le secret aurait été éventé.

Prenant le problème à l'envers, il s'est également demandé combien de personnes au maximum devaient être au courant d'un secret vieux de plusieurs siècles (on pense évidemment aux Illuminati) pour que ce dernier survive au bruit qui court. Résultat : 125 individus pour 100 ans, tout au plus.

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Évidemment, cette méthode statistique est relativement grossière et chaque complot étant différent, les comparer entre eux est sûrement sujet à caution. Et conspiration ou non, le meilleur moyen de se forger une opinion reste d'éviter de poser son cerveau à côté de soi et de conserver un esprit critique.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36
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