I am a witness, le smiley qui voulait lutter contre le harcèlement

Par
Le 28 novembre 2015
 0
Pour dénoncer le harcèlement, une simple émoticône suffit. L'initiative intitulée « I am a witness », vise à aider les adolescents à dénoncer plus facilement le harcèlement dont ils sont victimes ou témoins. Lancé le 22 octobre dernier, ce projet porté par les leaders américains du Web s'inscrit dans le cadre du mois dédié à la prévention contre le harcèlement.

Comment aider les enfants à dénoncer facilement des comportements abusifs ? C'est la question que se sont posé les poids lourds américains du Web à l'occasion du mois dédié à la prévention contre le harcèlement. Grâce à l'initiative du Ad Council, (Comité de la publicité aux Etats-Unis) dont le rôle est de faire passer des messages d'utilité publique et avec l'appui de partenaires comme Facebook ou Snapchat, les utilisateurs de smartphones ont depuis quelques jours accès à une nouvelle émoticône sur leurs claviers.

Un simple œil (pour dénoncer les comportements visibles), au cœur d'une bulle de BD (pour en parler), que les adolescents sont invités à utiliser dans leurs discussions instantanées pour signaler, par écrit, les comportements abusifs dont ils sont victimes ou témoins. Une manière de montrer, dans un commentaire ou lors d'une conversation, qu'ils ne cautionnent pas certains propos. Ce smiley est intégré nativement sur le clavier d'iOS à partir de la version 9.1 mais il se décline aussi sous diverses formes via une application dédiée.

L'émoticône, symbole visuel d'une campagne plus large soutenue pro bono par l'ensemble des leaders du digital. « I am a witness », littéralement « Je suis un témoin » a pour but de changer le comportement de l'enfant : seul et passif il est encouragé à devenir acteur d'une action collective en dénonçant des comportements anormaux. Un site entièrement dédié à la campagne permet également aux enfants de faire un test pour reconnaître les types de comportements qui relèvent du harcèlement et trois clips de prévention à leur attention ont été publiés sur la plateforme Youtube.

00fa000008260910-photo-i-m-a-witness-ios.jpg
00fa000008260912-photo-i-m-a-witness-ios.jpg

Facebook, Google ou bien encore Adobe ont quant à eux, eu pour rôle de créer de la visibilité auprès de leurs utilisateurs. D'autres media sociaux (Tumblr, Vevo,...) ont produit des contenus en rapport avec la campagne, comme par exemple Snapchat (très populaire auprès des adolescents) qui a mis en place des filtres « I am a witness » à ajouter sur ses photos. Une mobilisation sans précédent pour ces acteurs.


Lutte contre le harcèlement en ligne : les initiatives françaises


Aux Etats-Unis, le harcèlement concernerait 13 millions d'enfants. En France, plus de 700 000 enfants et adolescents seraient concernés et 1 sur 5 aurait déjà été victime de cyber-harcèlement. Pour contrer ce phénomène, le gouvernement français a également mis en place certaines actions spécifiques.

Le site « non au harcèlement », par exemple, est à destination des enfants, des parents et des enseignants. On y trouve des guides pédagogiques, des témoignages d'experts et des outils de sensibilisation. En parallèle un numéro gratuit a été mis en place (3020) appuyé par une « Journée nationale de mobilisation contre le harcèlement » le 5 novembre.

Les initiatives du secteur privé restent quant à elles marginales. On note tout de même l'arrivée en France d'actions comme celles de The Walt Disney Company, à l'origine, de la campagne « J'ai choisi » (« Choose Kindness), qui invite les enfants et les adultes à faire preuve de bienveillance au quotidien. Plus récemment l'entreprise a également collaboré à la réalisation d'un clip de prévention contre le harcèlement avec la journaliste Mélissa Theuriau.


Clip de la campagne 2015 du ministère de l'Éducation nationale pour agir contre le harcèlement à l'École.
Modifié le 01/06/2018 à 15h36

Les dernières actualités Internet

scroll top